mariage

Mercredi 19 septembre 2007

Tout a commencé par une rencontre improbable, un mercredi, par un bel après-midi de mars, dans le centre de Bogotá. Ce jour là, ce beau, ce magnifique jour là, j'accompagnai Erika, une amie colombienne, qui allait acheter la décoration nécessaire pour une fête de capoeira. J'aurais pu faire autre chose ce 28 mars, j'aurais même dû faire autre chose, puisque j'étais censé rendre visite à Angelica, une autre amie, qui devait me téléphoner pour fixer le rendez-vous, mais ne l'a pas fait. Je me suis donc rendu

avec Erika dans le centre, pour rejoindre d'autres membres du groupe de capoeira, et aller acheter la déco tous ensemble. Nous avons retrouvé trois personnes: l'entraîneur et deux filles du club, dont Diana. Après un salut formel (je leur ai serré la main à tous les trois), nous sommes allés faire les emplettes. J'en ai profité pour discuter un peu avec Diana, de tout et de rien, puis je suis allé un peu regardé l'artisanat. A mon retour, Diana discutait avec son amie, et cette dernière lui a dit: "et à lui, tu ne le lui donnes pas?" Moi: "donner quoi?" Son amie: "son numéro de téléphone." Moi: "c'est mieux l'email, c'est plus pratique pour communiquer, vu que je serai au Guatemala très bi

entôt." Finalement, elle m'a donné un papier avec son email, et son numéro de téléphone. Un peu plus tard, Diana est partie parce qu'elle ne se sentait pas très bien (elle avait fait une prise de sang dans la matinée).

Le lendemain, alors que je m'ennuyai seul dans l'appartement d'Erika en attendant le coup de fil d'Angelica, j'ai décidé d'écrire à Diana pour savoir si elle voulait prendre un café avec moi dans l'après-midi. Deux ou trois heures plus tard, sans avoir reçu de réponse de Diana, je suis sorti pour aller me promener. Comme je passai près d'un vendeur de minutes (des gens dans la rue qui prêtent des portables pour passer un appel), j'ai pensé que je pourrais appeler Diana, et au moins j'aurais rapidement sa réponse. Je l'ai donc appelée, elle m'a répondu et a accepté l'invitation, pour le jeudi après-midi. Après quelques café, après nous être pris la main, après être tombés amoureux, nous nous som

mes embrassés, au croisement entre la Tercera et je ne sais plus quelle Calle, et c'est là que tout a commencé. Le samedi après-midi, trois jours après le premier baiser, je prenais l'avion pour le Guatemala, et elle rentrait vers le centre.


La suite, bientôt...



Todo empezó con un encuentro improbable, un miércoles, durante una bella tarde de marzo, en el centro de Bogotá. Ese día, ese bonito, ese maravilloso día, estaba con Erika, una amiga colombiana, que iba a comprar la decoración necesaria para una fiesta de capoeira. Hubiera podido hacer otra cosa este 28 de marzo, hubiera debido hacer otra cosa, pues supuestamente tenía que encontrarme con Angélica, otra amiga, que tenía que llamar para fijar la hora de la cita, pero que no lo hizo. Entonces me fui con Erika hacia el centro, para encontrarnos con otros miembros del grupo de capoeira, y para comprar la decoración todos juntos. Nos juntamos con tres personas: el entrenador y dos chicas del club, entre ellas Diana. Después de un saludo formal (con la mano, ningún beso), fuimos a comprar las cosas. Aproveché para hablar un poco con Diana, luego fui a mirar un poco la artesanía. Cuando volví, Diana estaba platicando con su amiga, y esa le dijo a ella: "y a él, no le vas a dar?" Yo: "a dar qué?" Su amiga: "su número de teléfono." Yo: "mejor tu email, es más práctico para comunicar, ya que pronto estaré en Guatemala." Entonces me dio un papelito con su email, y su número de teléfono. Un poco más tarde, Diana se fue porque no se sentía bien (había dado un poco de su sangre por la mañana).


El día siguiente, como me estaba aburriendo solo en el apartamento de Erika, esperando la llamada de Angélica, decidí escribir a Diana para saber si quería tomar un café conmigo por la tarde. Dos o tres horas más tarde, sin haber recibido su respuesta, salí a caminar. Como estaba pasando cerca de un vendedor de minutos, pensé que podía llamar a Diana, a así tener rápidamente su respuesta. Entonces la llamé, me contestó y aceptó la invitación, para el jueves por la tarde. Después de unos cafés, después de habernos tomado la mano, después de habernos enamorados, nos besamos, cerca de Los Andes, y ahí empezó todo. El sábado por la tarde, a penas tres días después del primer beso, estaba en el avión hacia Guatemala, y ella regresando hacia el centro.


Un nuevo capítulo, muy pronto...

Par Greg
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Jeudi 20 septembre 2007

Nous nous sommes revus en juin, en Equateur. Evidemment, nous nous appelons régulièrement, trois à quat re fois p ar semaine, mais être physiquement avec elle est très très très différent. En Equateur, donc, nous nous sommes retrouvés à l'aéroport de Quito, vu qu'elle était arrivée un jour avant moi, en bus depuis la Colombie. Sur ces deux semaines magiques passées avec elle, je ne reviendrai pas, vu que tout se trouve à cet endroit. Je ne parlerai que du moment où elle m'a proposé le mariage. Je ne me souviens plus exactement du moment, seulement que j'ai accepté, immédiatement ou presque, parce que j'ai senti que cette fille, Diana Fernanda, allait être la femme de ma vie. Et d'ailleurs, c'est la femme de ma vie :) Pourquoi avoir accepté si rapidement, surtout moi, le premier à dire que jamais je ne me marierai? Franchement, je ne sais pas... C'est quelque chose que j'ai senti, que je sens au fond de moi. Quelque chose qui fait que Diana est ce qui compte le plus pour moi. Plus que ma carrière, plus que l'endroit où je veux vivre (mais proche des montagnes dans tous les cas), plus que mes petits hobbies auxquels je donnais tant d'importance. Je sui s resté un et trois ans avec mes deux dernières copines, et jamais nous n'avons parlé de mariage. Alors pourquoi si tôt cette fois, après même pas 6 mois, dont 5 et demi passés loin l'un de l'autre? Peut-être pour cela aussi, parce que malgré la distance notre amour n'a pas diminué, au contraire, il s'est renforcé. Parce que justement je croyais que moi, Grégory, j'étais incapable d'avoir une relation à distance, et que c'est ce que je vis en ce moment, et ça fonctionne. C'est difficile, très difficile parfois, mais tous les deux avons foi en notre amour.

Les gens ont eu de la peine à comprendre notre décision: "Quoi! Si tôt!?" C'est vrai que dans notre société, la plupart des couples vit ensemble plusieurs années avant de se marier. Et quoi? Qui a dit que c'était la règle? Personne. Tout dépend de la personne. On peut se marier tôt ou tard et être heureux, comme on peut se marier tôt ou tard et divorcer. Diana et moi avons décidé de nous marier tôt, et nous sommes heureux, et je sais que nous le resterons, parce que nous nous complétons très bien.

La suite... demain :)

En passant, la réponse au concours est: 69 kg, bande de pessimistes! C'est donc Ambroise qui gagne le gros lot!

 


Nos volvimos a ver en junio, en Ecuador. Por supuesto nos llamamos a menudo, tres a cuatro veces cada semana, pero estar físicamente con ella es algo muy, muy diferente. En Ecuador, nos encontramos en el aeropuerto de Quito, porque ella había llegado un día antes con el bus desde Colombia. De estas dos semanas mágicas pasadas con ella, no voy a hablar, pues todo se encuentra acá. Solamente voy a hablar del momento en el cual me propuso el matrimonio. No me acuerdo exactamente del momento, solamente me acuerdo que acepté, de inmediato o casi, porque sentí que esta chica, Diana Fernanda, iba a ser la mujer de mi vida. Y de hecho, es la mujer de mi vida :) ¿Por qué haber aceptado tan rápidamente, sobre todo yo, el primero en decir que jamás me iba a casar? La verdad, no lo sé... Es algo que sentí, que siento muy adentro de mi. Algo que hace que Diana es lo que más cuenta para mi. Más que mi futuro laboral, más que el lugar donde quiero vivir (pero de todo modo cerca de las montañas), más que mis actividades a las cuales daba tanta importancia. Me quedé durante uno y tres años con mis dos ex-novias, y el matrimonio jamás fue un tema. ¿Entonces, por qué tan temprano esta vez, después de ni siquiera 6 meses, 5 y medio de los cuales pasados lejos el uno del otro? De pronto por eso también, porque a pesar de la distancia nuestro amor no disminuyó, al contrario, se hizo más fuerte. Porque justamente pensaba que yo, Grégory, era incapaz de tener una relación a distancia, y sin embargo es lo que estoy viviendo en este momento, y funciona. Es difícil, muy difícil a veces, pero ambos tenemos fe en nuestro amor.


La gente tuvo dificultad en entender nuestra decisión: "¡Cómo! ¿¡Tan pronto!?" Es cierto que en nuestra sociedad, la mayoría de las parejas vive juntos varios años antes de casarse. ¿Y qué? ¿Quién dijo que era la regla? Nadie. Todo depende de la persona. Se puede casar temprano o tarde y estar feliz, así como se puede casar temprano o tarde, y divorciar. Diana y yo hemos decidido casarnos temprano, y estamos felices, y sé que siempre lo vamos a estar, porque nos completamos muy bien.

El próximo capitulo... mañana :)


Par Greg
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Vendredi 21 septembre 2007

Bien, décider de se marier est une chose, le faire pour de vrai en est une autre. Notre premier essai de mariage fut très spontané: on a essayé en Equateur, juste avant de partir :) Le type nous a dit: "amenez-moi simplement le certificat de célibataire et je vous marie". C'était vendredi après-midi, et on a couru tous les deux à notre ambassade respective dans l'espoir naïf de se faire délivrer le précieux sésame. Naïf nous fûmes: les deux ambassades étaient fermées, et même si elles avaient été ouvertes, on aurait dû attendre plusieurs jours avant de recevoir le certificat, et même si on l'avait reçu, le mariage n'aurait été reconnu qu'en Equateur, un pays bien sympa mais bon... c'est pas le monde entier non plus (même s'il se trouve au centre).


Nous avons donc fait les choses de manière plus réfléchie: un mariage civil en Colombie, en bonne et due forme. Ma princesse est allée se renseigner sur tous les documents nécessaires, qui ne sont pas trop nombreux. De moi, ils avaient besoin du certificat de naissance et de celui d'état civil, les deux en espagnol et apostillés (authentifiés) par le canton. Pour l'espagnol, pas besoin d'un traducteur officiel, vu que les documents en question peuvent être obtenus en format international, ce qui veut dire qu'ils sont à la fois en anglais, français, espagnol, italien, allemand, portugais et je ne sais pas quoi d'autre. J'en profite pour remercier mes gentils parents pour avoir fait ces démarches! Ensuite, il fallait que Diana soit en possession de ces documents, pour les amener chez le notaire. L'option la plus logique, et la plus chère, consiste à envoyer ces documents, de préférence avec DHL. L'option la plus chanceuse, elle, profite du fait qu'une amie colombienne soit justement en Suisse en ce moment pour lui envoyer les documents, qu'elle a ramenés avec elle en Colombie. J'en profite pour remercier Marcela pour son aide précieuse! Une fois que tous les documents sont en possession de Diana, elle peut faire la demande de célébration du mariage civil chez le notaire. Il y a une trentaine de maisons de notaires ("notaría") à Bogotá, mais toutes ne se ressemblent pas, loin de là. Ma chérie s'est rendue dans une première notaria, et là on lui a dit qu'il fallait traduire l'apostille! Une apostille, ça ressemble à ça, il y a à tout casser dix mots en français. Bref, Diana est sortie toute déçue de ce coup du sort. Normalement, il n'y a pas de problème pour faire traduire un document, sauf que c'est pas gratuit, et surtout ça prend du temps, et du temps on n'en avait pas trop étant donné que j'avais déjà mon billet d'avion... En rentrant chez elle, ma princesse a rencontré une amie qui lui a dit qu'elle devrait essayer dans une autre notaria. Elle a suivi le conseil et... ça a marché. Les documents ont été acceptés tels quels, pas besoin de traduire l'apostille. Moralité: en Colombie comme ailleurs, on trouve deux types de fonctionnaires: ceux qui cassent les couilles, et les autres... C'est bien triste...


L'étape suivante consistait à faire la demande devant le notaire, pour que ce dernier puisse publier un édit disant que nous allions nous marier. Rien de bien difficile, sauf que pour se faire, il faut que les DEUX époux soit présents... un peu difficile pour moi. Mais une fois de plus, la solution existe. Il m'a suffit d'écrire une lettre disant que je donnais pouvoir à une autre personne pour faire la demande à ma place. Celui qui s'est chargé de le faire à ma place est un ami de Diana. Mauricio, merci infiniment pour ton aide! Bon, quand je dis "il m'a suffit", je simplifie peut-être un peu beaucoup. Diana a écrit la carte pour moi, avec l'aide d'une de ses amies, avocate. Ensuite j'ai dû la signer, et la faire authentifier par le consulat colombien au Guatemala. Donc je me suis rendu à la capitale, j'ai fait authentifier cette carte ainsi qu'une photocopie de mon passeport, et j'ai envoyé le tout en Colombie avec DHL. Chance, comme ça fait 25 ans que DHL est au Guatemala, durant tout le mois d'août il y avait une promotion, et j'ai pu envoyer les documents pour environ 50 CHF au lieu de 130 CHF :) Diana a donc reçu les documents le jour suivant et a ainsi pu faire la demande de célébration du mariage, qui allait avoir lieu 8 jours plus tard. Entre temps, ce document est resté affiché à la notaria, au cas où un bouffon voudrait faire recours contre notre mariage.


Pour résumé, entre le moment où nous avons décidé de nous marier et le jour de notre mariage, il s'est écoulé environ 3 mois, ce qui me paraît super court. D'autres expériences trouvées sur internet m'avaient parues un peu décourageantes, mais finalement, nous avons tout fait sans aucun problème. Pour les personnes intéressées, je conseillerais une seule chose: se marier en Colombie pour éviter tout le problème du visa pour entrer en Suisse (en plus ça coûte beaucoup moins cher). Pour le reste, avoir une copine motivée à faire la recherche des documents nécessaires suffit. Merci Diana pour tout le temps que tu as investi dans la préparation de ce mariage! A propos, vous saviez que un tiers des mariages célébrés en Suisse est binational, c'est-à-dire entre un(e) Suisse et un(e) étranger/étrangère. Ça fait quand même beaucoup, non?


Suite et fin, prochainement!




Muy bien, decidir de casarse es una cosa, hacerlo de verdad es otra cosa. Nuestro primer intento de matrimonio fue muy espontáneo: probamos en Ecuador, justo antes de irnos :) El señor nos dijo: "solamente traiganme el certificado de soltería y les voy a casar." Era un viernes por la tarde, y ambos corrimos hasta nuestras embajadas respectivas con la ingenua esperanza de recibir el precioso documento. Estuvimos muy ingenuos: ambas embajadas estaban cerradas, e incluso si hubieran estado abiertas, nos hubiéramos tocado esperar varios días antes de recibir el certificado, e incluso si hubiéramos recibido el certificado, el matrimonio hubiera sido reconocido solamente en Ecuador, un país muy simpático pero bueno... no representa el mundo entero tampoco (a pesar de ser a su centro).


Hicimos entonces las cosas de manera más pensada: un matrimonio civil en Colombia, legal y reconocido en el mundo entero. Mi princesa fue a buscar informaciones sobre todos los documentos necesarios, que no son muy numerosos. De mi, se necesitaba el certificado de nacimiento y el de estado civil, ambos en español y apostillados por mi cantón en Suiza. Para el español, no se necesito un traductor oficial, pues los documentos mencionados pueden ser obtenidos en formato internacional, lo que significa que son en inglés, francés, español, italiano, alemán, y no sé qué más. Aprovecho para agradecer mis queridos papas por haber sacado estos documentos! Después, era necesario que Diana fuera en posesión de estos documentos, para llevarlos a la notaria. La opción más lógica, y más cara, consiste en enviar estos documentos, preferiblemente con DHL. La opción más afortunada, en cambio, aprovecha del hecho que una amiga colombiana esté justamente en Suiza en este momento para enviarle los documentos, que ella trajo consigo en Colombia. Aprovecho para agradecer Marcela por su preciosa ayuda! Una vez todos los documentos en posesión de Diana, ella puede hacer la solicitud de celebración del matrimonio ante la notaria. Hay unas treinta notarias en Bogotá, pero no todas se parecen, al contrario. Mi linda llanera fue donde una primera notaria, y ahí le dijeron que había que traducir la apostilla! Una apostilla, se parece a eso, hay máximo unas diez palabras en francés. Bueno, Diana salió un poco decepcionada. Normalmente, no hay problemas para hacer traducir un documento, excepto que no es gratuito, y sobre todo toma tiempo, y no teníamos mucho tiempo porque ya había comprado mi boleto de avión... Mientras estaba regresando a su casa, mi princesa encontró una amiga que le dijo que probara en otra notaria. Siguió el consejo y... funcionó! Los documentos fueron aceptados tales como estaban, sin necesidad de traducir la apostilla. Moralidad: en Colombia, como en otras partes, hay dos tipos de funcionarios: los que le joden a uno, y los demás... qué tristeza...


La siguiente etapa consisto en hacer la solicitud ante la notaria, para que se pudiera sacar un edicto diciendo que nos íbamos a casar. Nada difícil, excepto que para hacerlo, es necesario que AMBOS esposos estén presentes... un poco difícil para mi. Pero una vez más existe la solución. Solamente tuve que escribir una carta diciendo que daba el poder a otra persona para hacer la solicitud en mi nombre. El que se encargó de hacerlo es un amigo de Diana. Mauricio, muchísimas gracias por tu ayuda! Bueno, cuando digo "solamente tuve que...", tal vez estoy simplificando un poco mucho. Diana escribió la carta para mi, con la ayuda de una de sus amigas, abogada. Luego, tuve que firmar esta carta y hacerla autentificar por el consulado colombiano en Guatemala. Entonces me fui hasta la capital, hice autentificar esta carta y una copia de mi pasaporte, y envié todo en Colombia con DHL. Muy de buenas, como hace 25 años que DHL esté en Guatemala, durante todo el mes de agosto había una promoción, y pude enviar los documentos pagando unos 40 US$ en lugar de los 110$ :)Diana recibió los documentos al día siguiente y entonces pudo hacer la solicitud de celebración de matrimonio, que se iba a hacer 8 días más tarde. Mientras tanto, este documento estaba publicado en la notaria, por si acaso cualquier pendejo quería oponerse a nuestro matrimonio.


Para resumir, entre el momento en el cual decidimos casarnos y el día de nuestro matrimonio pasaron unos 3 meses, lo que me parece súper corto. Otras experiencias encontradas en internet me habían parecido un poco desilusionantes, pero finalmente, hicimos todo sin problemas. Para las personas interesadas, podría dar un solo consejo: casarse en Colombia para evitar el problema de la visa para entrar en Suiza (y además es mucho más barato). Para lo demás, es indispensable tener una novia motivada para buscar todos los documentos necesarios. Muchas gracias Diana por todo el tiempo que invertiste en la preparación de nuestro matrimonio! A propósito, sabían que una tercera parte de los matrimonios celebrados en Suiza es binacional, es decir entre un(a) suizo(a) y un(a) extranjero(a). Es bastante, ¿no?


Muy pronto, el último capítulo!

Par Greg
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Dimanche 23 septembre 2007

Je suis arrivé en Colo
mbie le jeudi 13 septembre, soit un jour avant le mariage. Quel bonheur j'ai ressenti en voyant ma future épouse à l'aéroport! Nous nous sommes rendus chez elle, proche du centre. Sa maman était là, et j'ai pu faire sa connaissance. Elle n'est malheureusement pas resté pour le mariage, parce qu'elle se sentait mal et est rentrée à Villavicencio le jeudi soir. Il faut dire que Villavicencio se trouve à environ 500 mètres d'altitude, et Bogotá à 2600, et que le bus fait le trajet en seulement deux heures de temps, donc le mal d'altitude se ressent si on n'a pas l'habitude. Villavicencio est la capitale du département du Meta, le climat y est chaud (moyenne de 25 degrés), les filles mignonnes (mais ça, en Colombie, c'est un pléonasme). Avant de prendre le bus, nous sommes allé mangé une crêpe à Crepes&Waffles, une chaîne de resto qui sert des crêpes et des glaces délici

euses. Ensuite Diana et moi sommes retournés à son appartement, et nous sommes retrouvés pour de bon :)


Le lendemain, programme chargé. Les amies de Diana lui ont fait une surprise et lui ont offert une superbe robe. A la base, on pensait se marier simplement, sans habits spéciaux. Mais vu sa robe, je ne pouvais pas me marier avec mes habits de la semaine, et il m'a donc fallu aller louer quelque chose d'un peu élégant. Diana devait aller chez le coiffeur et organiser les derniers détails pour la réception après le mariage. Heureusement qu'il n'avait lieu qu'à 16h30, ce qui nous a laissé toute la journée pour nous organiser. Nous sommes allé louer mon smoking dans le nord. Le choix se limitait à noir ou gris, mais heureusement j'ai trouvé un ensemble beige, qui a fait parfaitement l'affaire. S'il devait y avoir une autre cérémonie, je m'y prendrais un peu à l'avance et opterais pour un costume blanc, sans cravate, peut-être avec des bandes de couleurs le long du torse. Rose rouge et chapeau? Po
urquoi pas, du style riche relax au bord de la mer, mais sans le cigare.


A 16h, je suis allé avec Mauricio à la notaria, sans avoir vu la robe de la future mariée. Je ne devais la voir qu'une fois dans la salle. Comme la notaria est juste à côté d'un café Juan Valdez, oui, la célèbre marque de café colombien, avec comme logo Juan Valdez et sa mule, marque qu'on voyait sur le circuit de coupe du monde de ski jusqu'à il y a 3-4 ans, nous y sommes allés boire un café. Nous sommes ensuite rentrés dans la notaria, en attendant de pouvoir accéder au salon. C'est là que j'ai vu l'édit qui annonçait notre mariage. Marcela est arrivée, et m'a offert un t-shirt du parc national Chingaza, dans lequel j'avais travaillé il y a 7 ans. Ensuite, Diana et plusieurs amis et amies sont arrivés, mais interdit de regarder! Finalement, nous sommes entrés dans le salon, Marcela, Mauricio et moi en premier, et là j'ai enfin pu admirer ma future épouse dans toute sa beauté, elle portait une robe magnifique, en un mot, elle était parfaite. Elle avait trouvé une rose dans la rue et l'a déposée sur la table, et nous avons mis nos alliances sur une de ses feuilles. C'étaient les alliances que nous avions acheté en Equateur, nous n'avons pas eu le temps d'en faire d'autre, mais aucun problème, les alliances sont très belles. J'ai dit à Diana qu'elle pourrait chercher de nouvelles alliances tranquillement, nous les achèterons quand je reviendrai en Colombie. Dans tous les cas, heureusement que nous avions celles de l'Equateur :) Ensuite le notaire est entré, nous a salué et à tour de rôle, Diana et moi avons lu un texte en espagnol qui disait en substance qu'on

s'engageait pour la vie, dans les bons et les mauvais moments, qu'on ne ferait pas plus d'enfants qu'on pourrait en élever, et d'autres choses. Ensuite le notaire a lu un long texte, puis nous avons signé un papier et voilà! Mariés! Le bisou, le bisou! On s'est échangé les alliances, embrassés, s

ous les applaudissements du public présent. Tout s'est déroulé parfaitement, et après avoir pris d'autres photos, nous nous sommes rendus chez Diana pour la petite fête.


Mauricio travaille à l'occasion dans un bar, il s'est donc chargé de préparer de délicieux cocktails avec le rhum Zacapa (23 ans d'âge) que j'avais ramené du Guatemala et de la tequila. Une amie de Diana avait préparé des brochettes et autres petits fours. La réunion s'est achevée vers 22h30, et Diana et moi nous sommes rendus, pour notre nuit de noce, dans un hôtel 5 étoiles au nord de Bogotá.

Le mois de septembre, en Colombie, c'est le mois de l'Amour et de l'Amitié, et le jour qui se fête le plus est le 14 septembre, jour de notre mariage :) Notre St-Valentin à nous quoi. De nombreux hôtels offrent des plans "nuits de noce" pour l'occasion. Nous avons eu droit au grand jeu: pétales de fleurs, vin, jacuzzi, cheminée, inutile de vous dire que nous avons passé une nuit... magique. C'était comme dans un rêve, tout était parfait.


Le lendemain matin, nous sommes allés rendre mon smoking et en avons profité pour rendre visite aux papas de Clara, une amie qui était présidente d'une ONG pour laquelle j'avais travaillé il y a 7 ans. Clara étudie à présent aux USA, mais je connais bien ses parents, puisque j'ai habité environ 1 mois et demi chez eux. Ils sont très sympathiques et accueillants. Le samedi soir, nous sommes allés manger italien, et le dimanche nous nous sommes promenés dans le parc national de Bogotá, et avons fait les courses dans l'après-midi. Après une dernière nuit dans ses bras, j'ai pris l'avion du retour au Guatemala le lundi matin, très tôt. Mon vol partait à 7h30, à 7h j'étais encore avec elle, lui donnant un dernier baiser. Ensuite il m'a fallu courir un peu pour pas louper l'avion...


Prochain épisode: décembre. J'espère qu'elle recevra le visa pour venir me rendre visite au Guatemala. En attendant, j'ai repris la routine du travail, sans jamais oublier de penser à elle.




Llegué en Colombia el jueves 13 de septiembre, es decir un día antes del matrimonio. ¡Qué felicidad sentí cuando vi mi futura esposa en el aeropuerto! Fuimos donde ella, cerca del centro. Su mama estaba ahí, y pude conocerla. Desafortunadamente no se quedó para el matrimonio, porque se sentía mal y volvió a Villavicencio el jueves por la noche. Hay que saber que Villavicencio se encuentra a unos 500 metros sobre el nivel del mar, y Bogotá a 2600 m, y que el bus recoge el trayecto en tan sólo 2 horas, por lo tanto el mal de altura se siente si uno no está acostumbrado. Villavicencio es la capital del departamento del Meta. El clima es cálido (unos 25 grados en promedio), las chicas lindas (eso es un pleonasmo en Colombia). Antes de tomar el bus, fuimos a comer unos crepes en Crepes&Waffles. Luego Diana y yo volvimos a su apartamento, y nos volvimos a encontrar :)


Al día siguiente, programa cargado. Las amigas de Diana le hicieron una sorpresa y le ofrecieron una maravillosa falda. Al principio, pensábamos casarnos de manera sencilla, sin ropa especial. Pero dado su linda ropa, yo no podía casarme con mi ropa de todos los días, y tuvimos que alquilar algo un poco más elegante. Diana tenía que ir a la peluquería y organizar los últimos detalles para la recepción después del matrimonio. Afortunadamente, la ceremonia iba a ser solamente a las 4h30 pm, así que teníamos un día entero para prepararnos. Fuimos a alquilar mi traje en el norte. Casi solamente había negro o gris, pero afortunadamente encontré un traje beige, que me pareció bueno. En el caso de que haya otra ceremonia, me prepararía con un poco más de anticipación y elegiría un traje blanco, sin corbata, de pronto que líneas de colores en el pecho. ¿Rosa roja y sombrero? Puede ser, estilo rico relajado al lado del mar, pero sin el cigarillo.


A las 4 pm, me fui con Mauricio a la notaria, sin haber visto la falda de mi futura esposa. Tenía que verla solamente en el salón. Como la notaria está justamente al lado de un Juan Valdez, fuimos a tomar un rico café ahí (aunque el mejor café colombiano no es el Juan Valdez, sino el Don Pedro). Luego entramos en la notaria, y esperamos de poder entrar en el salón. Ahí vi el edicto que anunciaba nuestro matrimonio. Marcela llegó, y me ofreció una camiseta del parque nacional Chingaza, en el cual había trabajado hace 7 años. Luego, Diana y sus amigas y amigos llegaron, pero era prohibido mirarla :) Finalmente, entramos en el salón, Marcela, Mauricio y yo primeros, y ahí por fin pude admirar mi futura esposa en toda su belleza, tenía una falda divina, en breve, se veía perfecta. Ella había encontrado una rosa en la calle y la puso en la mesa, y pusimos nuestros anillos en una de sus hojas. Eran los anillos que habíamos comprado en Ecuador, no tuvimos tiempo de buscar otros, pero no había problemas, los anillos son muy bonitos. Dije a Diana que podía buscar nuevos anillos sin prisa, los compraremos cuando vuelva a Colombia. En todo caso, menos mal teníamos los de Ecuador :) Luego entró el notario, nos saludó y, uno después del otro, Diana y yo leímos un texto que decía en substancia que era un compromiso para toda la vida, en los buenos momentos como en los más difíciles, que no debíamos hacer más niños de los que íbamos a poder educar, y otras cositas. Luego el notario leyó un texto largo, y firmamos un papel y ya! ¡Casados! ¡El beso, el beso! Nos intercambiamos los anillos, nos besamos, bajo los aplausos del público presente. Todo se pasó de manera perfecta, y después de haber tomado otras fotos, fuimos donde Diana para la pequeña fiesta.


Mauricio trabaja de vez en cuando en un bar, entonces se encargó de preparar unos cocteles muy sabrosos con el ron Zacapa que había traído desde Guatemala y mojitos con tequila. Una amiga de Diana había preparado la comida, unos pasa-bocas muy ricos. La fiesta se acabó por ahí a las 10h30 pm, y Diana y yo nos fuimos, para nuestra noche de boda, en un hotel 5 estrellas al norte de Bogotá.


El mes de septiembre, en Colombia, es el mas del Amor y de la Amistad, y el día que más se celebra, es el 14 de septiembre, día de nuestro matrimonio :) Muchos hoteles ofrecen planes "noche de boda" para la ocasión. Tuvimos el gran show: pétalos de flores, vino, jacuzzi, chimenea, no es necesario precisar que pasamos una noche... mágica. Fue como un sueño, todo estaba perfecto.


Al día siguiente, fuimos a devolver mi traje y aprovechamos para visitar los papas de Clara, una amiga que era presidente de una ONG para la cual había trabajado hace 7 años. Clara está estudiando ahora en los EE.UU., pero conozco bien sus papas, porque viví durante 1 mes y pico en su casa. Son muy simpáticos y queridos. El sábado por la noche fuimos a comer italiano, y el domingo fuimos a caminar en el parque nacional de Bogotá, y compramos unas cositas por la tarde. Después de una última noche en sus brazos, tomé el avión para el Guatemala el lunes temprano. Mi vuelo salía a las 7h30, a las 7h todavía estaba con mi esposa, dándole un último beso. Luego me tocó correr un poco para no perder el vuelo...


Próximo episodio: diciembre. Ojalá reciba la visa para venir a visitarme en Guatemala. Mientras tanto, volví a la rutina del trabajo, sin jamás olvidar de pensar en ella.

Par Greg
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Mardi 25 septembre 2007
 
Par Greg
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Samedi 27 octobre 2007

Il faut quand même que je vous parle de mon épouse, de la femme de ma vie, de cette colombienne que je me languis de revoir.


Diana Fernanda aura 25 ans le 31 octobre, donc préparez-vous à lui souhaiter un bon anniversaire. Elle est née dans le département du Meta, qui est à cheval sur les Andes et les grandes plaines, les immenses plaines de l'Orénoque. Sa famille habite à Villavicencio, la capitale du Meta et porte d'entrée du llano (prononcez "djano"), qui signifie "plaine". Elle est arrivée à Bogotá il y a environ 5 ans, pour étudier le travail social. Elle est dans sa dernière année, et va terminer fin juin de l'année prochaine. Ses études sont très pratiques, avec beaucoup de travail de terrain. Elle travaille beaucoup avec les habitants des rues, un travail parfois très difficile, d'ailleurs les colombiens et colombiennes diplômés en travail social ont peu de difficultés à trouver du travail en Amérique latine, puisque leur expérience est considérée comme excellente. C'est vrai qu'après avoir travaillé avec les habitants des rues de Bogotá, on peut travailler partout. A part ça, elle a aussi travaillé avec des malades mentaux, des schizophrènes,.... On ne dirait pas comme ça en la voyant, mais c'est une femme extrêmement forte, elle est capable de déplacer des montagnes, elle m'étonne à chaque fois!


J'ai une chance extraordinaire de l'avoir connu, et d'être son époux, parce qu'elle complète pour ainsi dire une partie de moi. Moi, je n'ai pas le contact très facile, j'évite les gens en général, et, je m'en rend compte avec mon stage, il est très important d'aller vers les gens. Je commence à devenir plus "social", mais lentement. Diana, au contraire, a le contact extrêmement facile, et à ses côtés je vais apprendre énormément. Dans les pays en voie de développement, tout ce qui touche à la forêt touche également au social, c'est-à-dire aux populations. D'ailleurs, le dernier rapport des nations unies sur l'environnement le dit clairement: la pauvreté est avant tout due à la dégradation des ressources naturelles.


Si elle réussit à avoir un visa, elle viendra me rendre visite tout le mois de décembre, quel bonheur! Les colombiens et colombiennes n'ont pas de chance: les pays qui ne leur demandent pas de visa se comptent sur les doigts des deux mains. Sinon, c'est moi qui me rendrai en Colombie.




Creo que es tiempo de hablar un poco de mi esposa, de la mujer de mi vida, de esta colombiana por la cual me muero.


Diana Fernanda tendrá 25 años el 31 de octubre, así que le pueden desear un feliz cumpleaños. Nació en el departamento del Meta, que se ubica en los Andes y las grandes planicies, las inmensas llanuras de la Orinoquía. Su familia vive en Villavicencio, la capital del Meta y puerta de entrada del llano. Llegó a Bogotá hace unos 5 años para estudiar trabajo social. Está en su último año, y terminará a finales de junio. Sus estudios son muy prácticas, con muchos trabajos de campo. Trabaja mucho con los habitantes de calle, un trabajo a veces muy difícil, de hecho los colombianos y colombianas diplomados en trabajo social tienen poco dificultad en encontrar trabajo en América latina, pues la experiencia que tienen está considerada como excelente. Es cierto que después de haber trabajado con los habitantes de calle en Bogotá, uno puede trabajar en cualquier parte. A parte de eso, también trabajó con enfermos mentales, esquizofrénicos,... Uno no lo piensa cuando la ve, pero es una mujer muy muy fuerte, está capaz de desplazar montañas, cada vez me sorprende!


Tengo una suerte extraordinaria de haberla conocido, y de ser su esposo, porque completa una parte de mi. Yo no tengo el contacto muy fácil, normalmente evito las personas, y, me estoy dando cuenta de eso con mi pasantía, es muy importante ir hacia la gente. Estoy empezando a volverme más "social", pero muy lentamente. Diana, al contrario, tiene el contacto muy fácil, y a su lado voy a aprender muchísimo. En los países en vía de desarrollo, todo lo que tiene que ver con el bosque tiene que ver también con lo social, es decir las poblaciones. De hecho, el último informe de las naciones unidas sobre el medio ambiente lo dice claramente: la pobreza está sobre todo debido al deterioro de los recursos naturales.


Si logra conseguir una visa, va a venir a visitarme todo el mes de diciembre, qué felicidad! Los colombianos y colombianas no tienen suerte: los países que no les piden una visa se calculan en los dedos de las dos manos. Sino, yo iré a Colombia.

 

Par Greg
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Jeudi 6 décembre 2007
Bonjour à toutes et tous,

je mets mon blog un peu moins souvent à jour ces derniers temps, pour une simple et bonne raison: mon épouse est avec moi (l'ombre à gauche sur la photo :).

Mais promis, très bientôt vous aurez droit à une large description de nos vacances!

En attendant, passez un bon hiver!

Diana et Greg
Par Greg
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