gregolombiano

Vendredi 9 mars 2007

Nuit du 5 au 6 mars

 

Un voyage à l’étranger commence toujours par le voyage en lui-même. Le mien a relativement bien commencé: muni de mon surclassement j’espérais me rendre de Sierre à Zurich Aéroport dans le luxe relatif de la première classe. Premier problème: comme je me suis pris au dernier moment pour transformer mon bon de surclassement en un surclassement en bonne et due forme, il m’a fallu passer au guichet juste avant de prendre le train. Pas de chance, il y avait beaucoup de monde au guichet et par conséquent j’ai dû me résigner à effectuer le trajet Sierre-Brig en 2ème classe, comme tout le monde. A Brig, les 18 minutes qui me séparaient du train suivant ont heureusement suffit à obtenir mon précieux sésame. J’embarque donc, non sans avoir validé mon surclassement et bon, l’avantage principal des 1ères classes, en plus de l’espace, c’est la tranquilité. Bon, j’avais sans doute la chance de ne pas voyager aux heures de bureau, et ainsi j’ai évité les hommes d’affaires et leurs inséparables natels. Je m’assois donc côté fenêtre pour voir une dernière fois mon Valais adoré et c’est parti. Après une dizaine de minutes, le contrôleur arrive, c’est son boulot. Et ben mon surclassement, il est pas valable avec le billet ordinaire que j’ai, pas de chance... Heureusement, le monsieur est un brave type: il calcule les tarifs du surclassement normal (le mien n’est censé fonctionner qu’avec l’abo général, et a une valeur de 34.-) et me dis que jusqu’à Zurich c’est censé coûter 53.-, donc ça va pas le faire: ou je paie la différence, ou je déménage en deuxième classe. Malin, je lui demande combien ça coûte jusqu’à Berne. Réponse: 30.-. Parfait, alors  je reste à ma place jusqu’à Berne, où je dois changer, et ensuite je monte en 2ème classe. Ok, tout est en ordre, et comme je “perds” 4 francs dans l’affaire, le brave contrôleur me donne un bon pour une consommation d’une valeur de 5.-.

J’avais prévu faire le check-in le soir avant, ce qui a deux gros avantage: les grosses valises sont loin et on peut mieux choisir sa place que le jour même. Le check-in fermait à 21h30 et j’étais censé arriver à 21h16, mais le train avait 10 minutes de retard.... C’était limite mais ça a passé. Je suis donc arrivé au guichet d’Iberia avec mes 26 kilos de bagages, alors que mon poids autorisé était de 20 kg. J’étais déjà prêt à enlever 2-3 trucs lourds des sacs (surtout le chocolat) mais la dame a été gentille et a fait passer mes bagages sans une remarque. Ouf... Peut-être qu’elle a vu ma frêle stature et qu’elle s’est dit “celui-là pèse sans doute moins avec ses bagages que certains passagers sans rien du tout”. En plus, j’ai pû avoir une place proche de la porte de sortie d’urgence et de la fenêtre entre Madrid et Bogota, ce qui veut dire: de la place pour étendre mes jambes et la possibilité de se lever sans devoir déranger ses deux voisins. Très agréable!

Finalement, je suis rentré (à la dernière minute aussi), dans la zone de l’aéroport où on n’accède qu’avec un billet d’avion. Le policier m’a dit qu’il était possible de louer un lit pour passer la nuit. 10-20 .- qu’il m’a dit, cool que je me suis dit. Je suis allé voir et ... 63 .- pour la nuit... Donc non. J’ai passé la nuit tant bien que mal sur un banc assez confortable. A l’aéroport de Zurich, il y a de la musique toute la nuit, et les lumières sont un peu tamisées, mais illuminent à nouveau pleinement à 4h30. Voilà, l’avantage de pas avoir super bien dormi, c’est que je devrais bien dormir dans l’avion, enfin j’espère... Encore 50’ jusqu’à l’embarquement, la suite au prochain épisode. Les boutiques viennent d’ouvrir, il est 6h10, je vais faire un petit tour et voir si je trouve encore  2-3 trucs à acheter pour mes amis colombiens.

Par Greg
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Vendredi 9 mars 2007

8 mars 07

 

Voilà, je suis en Colombie depuis 2 jours, et je suis très content d’y être! Revenons brièvement sur le vol. Comme prévu, entre Madrid et Bogota, j’étais assis proche de la sortie de secours, et ainsi j’ai pu librement étendre mes jambes. Bon, l’avion étant presque vide, la plupart des personnes utilisait 4 places pour eux tous seuls, vu qu’ils y dormaient... eux ont encore mieux passé le voyage que moi:) Il y a un truc marrant à l’aéroport de Bogota, juste avant de sortir: lorsque l’on passe au guichet des trucs à déclarer, la personne au guichet appuye sur un bouton et alors soit une lumière verte s’allume, et on peut sortir de l’aéroport tranquille, ou alors pas de chance, la lumière rouge s’allume, et alors il faut vider TOUT ce qu’on a dans les bagages... autrement dit pas forcément le truc qu’on a monstre envie de faire après 9 heures d’avion. Bon, j’ai eu de la chance.

Mon amie Erica m’attendait à l’aéroport, comme prévu, et on est allé chez elle, vers 17h. J’étais un peu fatigué mais le meilleur moyen de se remettre du décalage horaire étant de prendre immédiatement le rythme du pays, je ne suis pas allé dormir directement, mais seulement vers 23h. Le lendemain matin, réveil vers 8h, douche mi-froide (j’ai décidé de ne plus me doucher qu’à l’eau froide, au moins je n’ai pas besoin de spéculer sur y’aura ou y’aura pas d’eau chaude cette fois), puis une balade en ville. Bogota, pour le peu que j’en ai vu, n’a pas beaucoup changé: pollution, circulation infernale, bruits, odeurs, musique, bref, Bogota reste Bogota, et ça me plaît, je me suis senti tout de suite à l’aise, j’ai vite repris mes marques, et c’est vraiment cool. Il faudrait que tous les voyages soient comme ça: on arrive, on connaît déjà 2-3 personnes sympathiques, on sait où est quoi, comment utiliser les bus, comment se diriger, bref, on arrive et on connaît. Je trouve que c’est un sentiment très agréable. Pas comme il y a 6 ans, le début était alors plus difficile. Mais bon, ce que je dis n’a pas vraiment de sens étant donné qu’il est impossible de connaître une ville avant d’y avoir été... toujours est-il que je ne me sens pas du tout perdu, logique: j’ai quand même vécu environ 6 mois dans cette ville.

Que dire d’autre. Parlons du temps: il fait frais la nuit, mais la journée, s’il y a du soleil, il fait super chaud. C’est tout ce que j’ai à dire à ce sujet.

Erica fait partie d’un groupe de capoeira, je suis allé voir mardi soir un entraînement, et hier ils ont fait une présentation dans un collège. Très impressionant, un sport vraiment cool, qui mélange la musique, le chant, la danse et une simulation de combat. Un sport très intensif aussi, et qui nécessite une certaine coordination, ce qui n’est pas mon point fort. Demain, je vais peut-être aller jouer au calcetto (mini-football), un sport avec lequel j’ai plus d’affinités:)

Il faudra encore que je prenne quelques photos, mais je n’ai touvé qu’aujourd’hui un adapteur pour les prises européennes, donc je suis en train de recharger mon appareil photo.

Ok, c’est tout pour l’instant. Je devrais faire pas mal de trucs ce week-end, et j’écrirai tout cela la semaine prochaine.

Par Greg
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Lundi 12 mars 2007
Aujourd'hui, c'est lundi, le week-end s'est bien passé. Je n'ai rien fait de spécial, comme je l'avais d'abord pensé, mais malgré tout, ce fut un week-end sympa. J'étais censé aller me promener dans un parc national avec des amis, mais étant donné que l'été très chaud qui a sévi dernièrement en Colombie a provoqué de nombreux incendies, la plupart des parcs sont fermés et il faut un permis spécial pour pouvoir entrer. Le permis a finalement été obtenu, et on pourra se rendre un de ces jours dans le parc.
Samedi, je suis donc allé me promener jusqu'à Monserrate, une église située à 3150 m avec une vue imprenable sur Bogota (2600 m). La montée n'est pas spécialement dificile, mais bon, on est quand même à 3000 m, et non pas aux 500 m de la vallée du Rhône. Vendredi j'ai joué un peu au foot et après seulement une dizaine de minutes j'ai dû sortir: j'étais cuit de chez cuit... mort. Il me faut encore un peu d'entraînement. Bref, je suis donc monter au sommet de cette colline, j'ai pris quelques photos et suis redescendu vers le centre. Etant donné que Bush junior était de passage ce weekend, il y avait de nombreux policiers un peu partout dans Bogota. Ils m'ont même arrêté pour me fouiller... et ensuite j'ai dû montrer mon passeport, que je n'avais évidemment pas pris avec moi. Je n'avais qu'une photocopie... ils ont un peu ronchonné et m'ont dit qu'ils pourraient m'envoyer au poste, mais bon, je n'ai pas une tête de terroriste et ils étaient sympa, alors ils m'ont laissé partir.
Dimanche, hier donc, je suis allé me balader jusqu'au parc Simon Bolivar, le plus grand parc de Bogota, avec lacs, forêts, pistes de courses,... Une anecdote pour montrer à quel point les colombiens sont super sympas: alors que je me promenais dans le parc, deux filles m'ont demandé de les aider à porter un gros sac de charbon jusqu'à une place où la famille allait faire un barbecue. Je m'exécute (le sac était assez lourd), et pour me remercier, elles m'invitent à partager le barbecue (asado en espagnol). Résultat: un dîner délicieux, avec encore un petit match de foot après pour digérer. Le seul problème: il faisait beau. Résultat: un sacré coup de soleil... après seulement 5 minutes, j'attrape un coup de soleil, c'est terrible.
Voilà, c'est plus ou moins ce que j'ai fait ce weekend. Bon, j'arrête là parce que je n'ai bientôt plus de batterie et il faut que je recharge mon portable. En plus, j'ai assez profité de la connexion sans fil à l'oeil. C'est bien ces gens qui ne sécurisent pas leur connexion, héhéhé.
Par Greg
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Jeudi 15 mars 2007

Hier, le premier aguacero de la saison est tombé sur Bogota. Un aguacero, c’est une averse, très violente, souvent accompagnée de grêle. J’étais à l’intérieur à ce moment, et heureusement, parce qu’on ne reste pas sec longtemps sous un tel déluge... L’averse a durer une vingtaine de minutes, et après l’air était beaucoup plus pur, j’ai immédiatement senti la différence. Bon, il est pas resté pur très longtemps avec toute cet circulation, mais bon, c’est déjà ça. Ah, les bus, parlons-en. Bogota a deux types de bus: les “normaux” qui circulent un peu partout et le Transmilenio, en service depuis 2001. Les bus normaux, c’est tout le folklore de l’Amérique latine: musique, vendeurs ambulants, dépassements “audacieux”. Pour savoir quel bus prendre, il faut avoir de bon yeux: le parcours est écrit sur un panneau de bois de 50 x 60 cm environ, posé contre la vitre frontale. Un fois qu’on a repéré “son” bus, c’est facile: on lui fait de grands signes pour lui dire qu’on aimerait bien embarquer, et en général il s’arrête. Avantage: il n’y a pas d’arrêt de bus: on les prend où on veut, quand on veut (il y en a énormément). On saute dedans, et c’est parti. Il y a plusieurs types de bus: des grands, des petits, des vieux, des récents. Les petits vieux sont meilleur marché, mais l’espace entre les sièges est deux fois plus petit que dans un avion, donc les européens aux grands jambes comme moi n’ont pas intérêt à voyager trop longtemps. Autre désavantage: aux heures de pointe, on reste coincé de longues dizaines de minutes dans des bouchons dus, en majorité, à ces mêmes bus. Sinon, il y a le Transmilenio qui, comme son nom le laisse entendre, est un service de bus moderne qui possède ses propres voies, donc rapide. Le problème, c’est les heures de pointes, non parce que le traffic est trop important, mais parce qu’il y a trop de monde. C’est un peu comme le métro japonais: il ne manque que les “pousseurs” pour fourrer les gens dans le bus de manière à pouvoir fermer les portes. Bon, de toute façon, je ne prends ni l’un ni l’autre, ou quasiment pas. Il y a 6 ans j’ai souvent pris les bus normaux: de longues heures de bouchons... A présent je me déplace à pied, sauf si je dois aller vraiment loin.

Demain, je m’envole pour Medellin, rendre visite à une (ou plusieurs) amie(s). Tout le monde me dit que c’est une belle ville, donc je me réjouis d’y aller. On l’appelle d’ailleurs la “ville du printemps éternel”, pour sa température agréable (24 °C) durant toute l’année et parce qu’il y a toujours des fleurs qui poussent à un endroit ou l’autre. En plus, Medellin semble plus “organisée” que Bogota, possède un métro, et les paisas (ainsi s’appellent les gens de cette région) sont réputés pour leur amabilité et leur sens de l’accueil. Déjà que je n’ai rien à redire sur l’amabilité et le sens de l’accueil des colombiens en général, si à Medellin ils sont réputés pour cela, qu’est-ce que ça va être!?

La nourriture colombienne est excellente et super variée, ce qui est logique vu la taille du pays (4 fois la France) et l’immense diversité de paysages et d’écosystèmes qui le compose: désert, mers, montagnes, plaines, plateaux, forêts (de brouillard, tropicale, jungle, ...), îles, côtes, ... bref, on trouve de tout en Colombie. La nourriture, donc est excellente. Chaque région a sa spécialité. Celle de Bogota s’appelle ajiaco, il s’agit d’une soupe avec pomme de terre, mais et poulet, herbes, crème fraîche et deux-trois autres trucs. Délicieux. A Medellin, la spécialité est la bandeja paisa, composée de riz, viande, fèves, tranches de plantains frits, arepas (galette de mais). Autrement dit, un repas complet. A l’origine, ce repas se prenait au déjeûner, avant une longue journée de travail, et était censé nourrir son homme jusqu’au soir, raison pour laquelle il est relativement copieux. A part ça, j’apprécie la grande quantité de fruits frais, et par conséquent les jus de fruits les plus divers, ce qui change du traditionnel jus d’orange ou de pomme.

 

Par Greg
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Lundi 26 mars 2007

25 mars

 

 

Une semaine à Medellin, et une journée à Chingaza, quelle aventure! Je me suis envolé pour Medellin le jeudi soir. A cause du mauvais temps, l’avion a décollé avec 40’ de retard, mais est arrivé à destination avec seulement 10’ de retard... allez savoir pourquoi. Toujours est-il que pour se rendre à Medellin depuis Bogota, il y a deux options: l’avion ou le bus. Le trajet en bus dure 9 heures, alors que le trajet en avion dure 30’. Légère différence... Evidemment le trajet en avion coûte plus  cher, mais même gratuitement j’hésiterais à passer 9 heures dans un bus...

Une fois arrivé à Medellin, je me suis rendu chez Mildred, une amie que j’avais connu à la Guajira (nord du pays) et qui étudie à Medellin. Comme la majorité des colombiens, elle a été très généreuse avec moi en me permettant de dormir dans sa chambre, alors qu’elle dormait avec un de ses colocataires. Le lendemain, soit le vendredi, je suis parti à la découverte de Medellin. Cette ville est assez différente de Bogota: plus petite (3 millions d’habitants contre 7 millions pour Bogota), mieux organisée grâce à son métro, qui est vraiment un atout indéniable, puisqu’il évite de passer des heures dans ces bus. La circulation n’est pas meilleure qu’à Bogota... Le centre est plus sympa: beaucoup de zones piétones, de places où des concerts sont parfois organisés. Enfin, la ville semble plus “humaine”, alors que Bogota est trop gigantesque selon moi. Medellin est la capitale du département qui s’appelle Antioquia, et les gens qui vivent dans cette région s’appellent paisas. Les paisas sont réputés pour leur amabilité, mais aussi pour leur caractère tétu: ils pensent qu’ils vivent dans la meilleure région de la Colombie et n’acceptent pas les critiques, même si elles sont fondées (qui a dit “les paisas sont comme les valaisans”?). Le plat typique s’appelle bandeja paisa, j’en avais déjà parlé précédemment. En plus du métro, il y a au nord de la ville (zone plus pauvre. A Bogota la zone des pauvres est le sud) un téléphérique qui permet d’atteindre les quartiers situés à flanc de colline, mais aussi d’avoir une vue imprenable sur le nord et le centre de Medellin. Récemment, le roi d’Espagne a pris ce téléphérique pour inaugurer une bibliothèque située proche de la station du sommet.

Le samedi, je suis allé avec Mildred visiter Santafé de Antioquia, un village colonial magnifique et réputé qui se trouve à 1h à l’ouest de Medellin. Cela me permet de parler du climat. A Medellin, située à 1500m, le climat est agréable, voire légèrement chaud pour moi (25°C). A Santafé de Antioquia, par contre, le climat est franchement chaud (35°C). Pas d’hiver dans cette région... Après avoir fait le tour de ce pueblo, mangé quelques glaces et bu quelques boissons fraîches, nous nous sommes rendu au Puente del Occidente, un pont au-dessus de la rivière Cauca si ma mémoire est bonne. Le site est magnifique, dommage que les voitures puissent emprunter ce pont, qui ne possède qu’une voie et est classifié “monument national”.

Le dimanche, je me suis rendu chez une autre amie (celle qui m’avait invité à Medellin). Elle s’appelle Melissa, et je l’ai connue à Cartagena, ville très touristique au nord du pays, vers l’ouest. Elle habite avec son frère et sa maman dans un immeuble situé au sud. L’immeuble est très haut, et la vue depuis le toit est impressionante. Le lundi, nous sommes allé manger dans un restaurant en dehors de Medellin. Oui, j’ai pris une bandeja paisa, excellente! On trouve beaucoup de restaurants au bord de la route proche des villes en Colombie, et une des activités favorites des colombiens le weekend est de sortir se promener et de manger dans un de ces restaurants.

Le mardi, j’ai visité les sites de Medellin que je ne connaissais pas. Le centre est très joli, avec sa place Botero, où on trouve des sculptures de ce célèbre artiste colombien. Un autre endroit bien connu est le pueblito paisa, le petit village paisa, qui est une reconstitution d’un village paisa typique, avec son église, sa fontaine et ses maisons aux balcons fleuris. Evidemment, ça ne reflète pas la réalité: la plupart des villages sont pauvres et pas très beaux, les autres ont plutôt un style colonial. Bref, le pueblito paisa est plutôt rare.

Le mercredi et jeudi, je me suis rendu au Rio Claro, un site naturel à 3h de Medellin. Il s’agit d’une réserve naturelle privée, située dans une zone de climat chaud et humide, ce qui fait que j’avais l’impression de transpirer tout le temps... Néammoins, le site est magnifique. Rio Claro signifie “Rivière claire”, et cette rivière porte ce nom pour la clarté de ces eaux. Du moins quand il ne pleut pas... j’y reviendrai. Ma chambre ne ressemblait à aucun lieu dans lequel j’avais dormi avant: une sorte de balcon très grand, avec 5-6 lits. Pas de fenêtre, vu que ça ressemblait à un balcon. D’ailleurs, avec la chaleur du site, pas vraiment besoin de fenêtre pour se protéger du froid. Des moustiques et autres insectes à la rigueur, mais ils ne m’ont pas dérangé. La chambre-balcon possède une vue imprenable sur le Rio Claro qui coule une vingtaine de mètres plus bas. Normalement, en haute saison, la chambre-balcon est pleine, mais là, comme c’était un mercredi, j’avais la chambre pour moi tout seul! En tout, il y avait 4 visiteurs et chacun avait sa chambre. L’après-midi, je suis allé faire un tour avec un guide. On a commencé par traverser la rivière à la nage, puis on a marché une demi-heure dans la forêt tropicale. Ensuite on est entré dans une grotte habitée par les “guacharos”, sorte de gros pigeon des cavernes (voire google pour une meilleure description), et on a traversé cette grotte jusqu’à ressortir sur le Rio Claro. Cette traversée de la grotte a duré aussi 30’ environ, et fut un mélange entre spéléo et canyoning. C’était excellent. Vers 22h, au dodo. Mais vers minuit il a commencé à pleuvoir, avec des éclairs, et ça a duré jusque vers 5h du mat’. Mais pas une petite pluie fine, non, un aguacero, des trombes d’eau. Je n’ai pas beaucoup dormi cette nuit. Le lendemain, la rivière avait augmenté de 1 mètre, et pas question de se baigner... alors je me suis promené sur le chemin qui la longe. Pour le dîner, on m’a préparé un pic-nic emballé dans la feuille de je ne sais pas quel arbre, mais qui donne un goût particulier à la nourriture. Très original, et très bon.

Vendredi, je suis aller faire un tour vers El Peñol, un monolithe d’une centaine de mètre de haut situé à 1h30 de Medellin. La vue depuis le sommet est imprenable. Malheureusement, la batterie de mon appareil-photo était à plat et je n’ai pas pu prendre de photos depuis le sommet... Toute la zone a été inondée il y a de nombreuses années, et le paysage est formé d’îles boisées, de lacs, de routes, on se croirait en Suède. La Colombie c’est comme Zurich m’a écrit ElTapaddddOr, il a raison: j’ai rencontré des suisses allemands proche de ce monolithe! Ils sont partout!!

Samedi, je suis retourné dîner chez Mildred. Elle m’a préparé un riz au coco succulent. Il n’y a pas de mots pour le décrire, c’est tout simplement excellent. De mon côté, j’ai fait une tourte de grand-mère russe avec des noix du Brésil à la place des amandes, et je conclus que les amandes sont meilleures. Auparavant, j’ai quand même réussi à faire des Alplermagronen qui ont très bien réussi :) Le samedi soir, j’ai repris l’avion pour Bogota, départ à l’heure et vol tranquille.

Aujourd’hui je suis allé avec Marcela, une amie avec qui j’ai travaillé, au paramo de Chingaza. Ahh, le paramo. Que de bons souvenirs! J’y avais travaillé durant 1 mois, et j’adore cet écosystème. Il s’agit de la zone située entre la forêt andine et la zone sans végétation. Pour faire simple, disons que le paramo ressemble à l’étage subalpin des Alpes, mais est caractérisé par les frailejones, sorte de ... de quoi? difficile à décrire. Le plus simple, c’est d’aller voir les photos sur mon site. Le frailejon est très bien adapté aux rudes conditions de vie du paramo: ses feuilles sont poilues pour se protéger de la radiation du soleil, épaisses pour se protéger du froid, le méristème est bien protéger au centre de la plante, les feuilles mortes ne tombent pas mais restent accrochées au tronc pour le protéger du froid. Les frailejones dont le tronc est nu ont été victimes d’incendies. Le paramo est magnifique: froid, venteux, souvent dans le brouillard. Il s’en dégage une sorte de mystère, de magie unique. Le paramo est sauvage, inhospitalier mais en même temps attirant, paisible. Pour aller au parc, la route passe par le village de La Calera, où il faut s’arrêter pour manger les délicieuses arepas (galettes de farine de mais) cuite au feu de bois en buvant une aguapanela, sucre de canne fondu dans l’eau chaude. C’est la boisson officielle des pays qui produisent de la canne à sucre, et c’est délicieux.

Voilà, à présent je suis de retour à Bogota chez mon amie Erika. Le plan pour la semaine prochaine, la dernière en Colombie, est de me rendre dans un autre paramo, et éventuellement de visiter quelque chose proche de Bogota, mais je ne sais pas encore quoi exactement.

Avec mes sentiments les meilleurs à Brogio et ElTapaddddOr (regarde bien la première photo de Medellin, ça pourrait t’inspirer:)

Par Greg
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Lundi 2 avril 2007

Bienvenido a Guatemala!

Voilà, je suis arrivé là où je vais passer la prochaine année de ma vie, ou presque:) J'ai quitté Bogota avec d'excellents souvenirs le samedi après-midi. Il n'y a pas, à ma connaissance, de vol direct entre la Colombie et le Guatemala, donc j'ai dû changer d'avion au Costa Rica. L'escale fut relativement brève, mais j'aurai l'occasion de revenir dans ce pays plus longuement, étant donné que je vais suivre un cours sur les services environnementaux entre le 28 mai et le 2 juin. J'en reparlerai en temps voulu. Le vol San Jose (Costa Rica) - Guatemala City m'a offert un splendide coucher de soleil. Cela a compensé l'arrivée à Guatemala, censée être spectaculaire (et j'étais assis proche de la fenêtre) mais de nuit on ne voit pas grand-chose. Bon, vu que l'aéroport est dans la ville (pas comme celui de Medellin qui se trouve à 1h de la ville...) l'arrivée est, même de nuit, impressionante: l'avion descend et descend et descend et il y a toujours et toujours et toujours des maisons.... même quand on n'est plus qu'à 10 mètres du sol, il y a encore des maisons. Je sais pas comment on peut vivre là... Enfin arrive le moment où il n'y a plus que la piste d'atterrissage, et alors l'avion se pose immédiatement.

On était censé venir me chercher, mais personne à l'aéroport. J'ai attendu 30' et je suis parti en taxi. J'aurais dû en attendre 45', c'est ce que m'a dit Kurt, le responsable des projets de Helvetas Guatemala... Bon, faut dire qu'il a calculé avec un léger retard de l'avion et avec le temps que je prenne mes valises. Pas de chance: l'avion avait 5' d'avance et mes valises sont sorties immédiatement. Bref, j'ai pu discuter un peu avec le chauffeur de taxi.

La monnaie du Guatemala s'appelle le Quetzal, oiseau emblématique de ce pays, mais très rare et difficile à observer. 1 franc suisse = 6 quetzales. Un nuit en pension: 50 quetzales, un repas: 10 quetzals. Et en plus c'est bon. Y'a pas à dire, ces pays sont bon marché. L'espagnol du Guatemala est très proche de celui de la Colombie, donc je n'ai pas trop de problèmes de ce côté-là. Je dois juste apprendre les mots propres au pays. Mon mot colombien préféré, "paila" (pas d'chance), n'existe malheureusement pas au Guatemala... paila...

Ce matin, Kurt est venu me chercher à l'hôtel et on est allé déjeûner avec Pedro, un technicien qui travail pour Helvetas à Xela (Quetzaltenango), soit dans la région où je vais aller travailler. Il m'a un peu parler du projet et m'a donné mon argent de poche. Et oui, je reçois chaque mois quelques quetzales pour le logement et la nourriture, assez pour survivre en tout cas:) Ensuite je suis parti avec Pedro direction Xela. Le voyage dure environ 3h. Le paysage est sympa, rien de spectaculaire, sauf l'arrivée à Xela et la vue sur le volcan Santa Maria. Un de ces jours j'irai au sommet. Un peu avant Xela (prononcer "Chéla"), on s'est arrêté pour manger chez Martha, une technicienne de la forêt, ou un truc du style, qui travaille également pour Helvetas. En résumé, l'équipe de Helvetas à Xela est constituée de Martha, Pedro et moi, et l'ambiance a l'air excellente. En tout cas les deux ont bien rigolé pendant tout le repas:)

Avant d'aller à Xela, deuxième plus grande ville du pays, on est passé à Olintepeque, où se trouvent les bureaux de Helvetas, et donc où je vais travailler. Pedro loue une chambre dans ce village situé à plus ou moins 5 km de Xela, et il y a une chambre libre dans la même "maison", donc il est fort probable que je vive là, mais on verra tout cela plus en détail ces prochains jours. En attendant, je suis dans un hôtel de Xela, ville qui ressemble à un grand village. Demain au programme: achat d'un natel (ça m'aurait déjà servi en Colombie...) et tour des différentes municipalités de la région avec lesquelles Helvetas travaille.

Sinon, ces prochains jours je vais faire un peu de tourisme vu que c'est Pâques. Probablement je vais me rendre à Antigua, une belle ville coloniale. On verra. Je dois voir ça avec Rapha, un autre jeune suisse qui travaille aussi pour Helvetas.

Par Greg
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Vendredi 6 avril 2007

Xela – Antigua 5 avril


Que les choses soient claires: je n’ai toujours pas commencé à travailler, je suis toujours en vacances et j’en profite un max :) Alors, que s’est-il passé ces derniers jours?


Le dimanche, après un brève discussion avec Kurt et Pedro, je me suis rendu à Xela. Je l’avais déjà raconté, donc passons.


Le lundi, j’ai fait le tour des sites dans lesquels Helvetas est actif avec Pedro. On a commencé par faire un tour à la maison communale de Olintepeque, dans laquelle Helvetas – ProBosques a ses bureaux. ProBosques, c’est le nom du projet dans lequel je vais travailler. Les bureaux sont sympas, la maison communale est grande et jolie, et abrite également le bureau du service forestier. Je vais travailler dans un bureau avec Pedro (coordinateur) et Martha (assistante technique), les deux employés de Helvetas. Dans un autre bureau travaille Micu (abréviation de Ixmucané Ixquiac), la secrétaire. Le team est vraiment cool, l’ambiance est excellente et avec Pedro, je suis très bien entouré. On s’est ensuite rendu à San Carlos Sija, petit village dans lequel je vais également travailler. Enfin, je ne sais pas encore exactement si j’y passerai beaucoup de temps, vu que mon bureau est à Olintepeque, mais en tout cas je m’en occuperai. Il y a 3 personnes qui travaillent pour le service forestier de San Carlos Sija. Finalement, nous (Pedro, Micu, sa fille et moi) nous sommes rendu à Palestina de los Altos, le dernier village avec lequel je travaillerai. Nous y avons rencontré le chef du service forestier, un monsieur très sympa et qui a l’air très bien organisé. Finalement nous sommes rentré à Xela vers 15h, non sans avoir pris en copieux repas en route. Comme j’avais l’après-midi libre, j’en ai profité pour visiter Xela. Personne ne sait exactement combien d’habitants il y a dans cette ville. Les chiffres fluctuent entre 120’000 (selon mon guide) et 600’000 (selon le prospectus touristique de Xela)... Toujours est-il que cette ville ressemble à un gros village, très très très étendu. Il n’y a pas d’édifices très élevés, sans doute à cause du risque de tremblement de terre. Pour résumer, on a pas l’impression de se trouver dans une grande ville, mais plutôt dans un gros village, et c’est agréable.


Le mardi, la journée a commencé très tôt: à 1h du mat’, départ pour le volcan Santa Maria, ascencion nocturne sous la pleine lune! Magnifique et magique. Je suis tombé un peu par hasard sur le guide qui a organisé ça. A Xela, les guides qui proposent l’escalade des nombreux volcans de la régions ou d’autres promenades pullulent. Celui avec qui je suis allé, avec une demi-douzaine d’autres touristes (japonais, suédoises, autrichienne), est bien sympa. Quand il a appris que j’allais rester une année dans la région, il m’a proposé de devenir son assistant. C’est-à-dire qu’il va me montrer toutes les excursions de la région à prix réduit, et ensuite je suis censé y aller avec des clients si lui est trop occupé. Bon, je suis bien d’accord d’aller escalader tous les volcans du Guatemala avec lui, mais je pense pas avoir le temps de jouer moi-même au guide... mais bon, c’est l’intention qui compte. Peut-être que je lui donnerai un coup de main de temps en temps. Mais revenons à l’escalade du volcan. Le Santa Maria se trouve à environ 20’ de Xela en voiture, culmine à 3772 m (Xela: 2200 m) et n’est pas actif. L’ascension est relativement directe, sur un sentier extrêmement bien marqué. Il faut dire que de nombreuses personnes effectuent chaque jour l’ascension. A un rythme pépère (il fallait attendre l’autrichienne et les suèdoises), nous avons mis 4h pour arriver au sommet. Et au sommet, quelle vue!! Tout simplement magnifique, avec la pleine lune juste au-dessus du nuage de fumée du Santiaguito, volcan actif situé en contrebas du Santa Maria. Et quelle sérénité! Puis on a pu assister de manière privilégiée à un magnifique lever de soleil, et on a commencé à voir les autres volcans, en particulier ceux entourant le lac Atitlan, site emblématique du Guatemala que je connaîtrai bientôt. Ce qui est aussi très impressionant, c’est l’ombre du Santa Maria, pyramide parfaite qui s’étend sur les terres vers le sud. Le sommet de ce volcan est un site de culte maya. Juste en-dessous du sommet, il y a avait un sorte de cabane faite de tôle et de plastique dans laquelle une vingtaine de mayas dormaient. Au réveil, l’un d’eux m’a dit qu’ils ont passé 3 jours là-haut sans manger, selon l’un de leurs rites. Ils ont ensuite commencer à prier, mélangeant allègrement croyances mayas et religion chrétienne, ce qui donne un effet assez spécial. Je reviendrai un autre jour sur les mayas et leurs croyances. Finalement, après avoir bu un café chaud, qui a bien passé vu le froid au sommet, on est redescendu. Comme il faisait jour, on a pu admirer la végétation des flancs de ce volcan. Il y avait des pins au sommet, et plus bas une forêt mixte plus touffue. J’apprendrai bientôt à reconnaître les arbres locaux.

On pourrait penser que, une fois de retour à Xela, je suis aller me coucher directement, mais non, je n’étais même pas fatigué. D’ailleurs j’avais rendez-vous avec la proprio d’une chambre à Olintepeque, pour voir si je pourrais y habiter. Et en effet, je peux, et c’est là que je vais emménager demain, et j’ai beaucoup de chance pour plusieurs raisons: 1) j’ai trouvé rapidement, grâce à Pedro, un lieu où me loger meilleur marché que l’hôtel. 2) j’habite dans le même village où je travaille. 3) les proprios sont super sympas: Shirley (c’est le nom de la propriétaire) m’a acheté le mobilier nécessaire (lit, armoire, table et chaise, on verra demain à quoi ça ressemble, vu que pour l’instant j’ai seulement vu la pièce vide) et je vais le payer via le loyer, qui est de 750 Q (Q = Quetzal), soit environ 120 CHF. En plus, si je veux manger avec eux, elle me prépare n’importe quel repas pour la modique somme de 10 Q. Elle me lave aussi le linge si je le désire. Bref, c’est parfait. En plus, elle a 1 fils et 2 filles adorables, ils doivent avoir 12, 10 et 2 ans, je ne leur ai pas demandé. Donc voilà une bonne chose, parce que l’hôtel ça va un moment. En plus, la pension dans laquelle je me trouve à présent n’est pas bon marché pour rien: une fois, il y a eu une coupure de courant qui a duré environ 45 minutes, le lendemain, alors que des trombes d’eau tombaient au-dehors, j’ai constaté non sans angoisse que l’eau rentrait dans ma chambre à travers la fenêtre fendue... j’ai dû sortir en catastrophe et trouver une autre chambre... Bref, voilà tout ce qu’on peut dire du mardi.


Le mercredi, j’ai pris le bus vers 9h direction Antigua Guatemala, l’ancienne capitale du pays, détruite à plusieurs reprises par des tremblements de terre. Pour cette raison, l’actuelle capitale, Guatemala Ciudad, se trouve un peu plus loin. Antigua est réputée pour être la plus belle ville du Guatemala, grâce à son architecture coloniale. J’y avais rendez-vous avec Rapha, un autre stagiaire suisse qui travaille avec Helvetas, mais à San Pedro, plus à l’ouest. Pour se rendre d’un point à l’autre du Guatemala, le mieux (et meilleur marché) est de prendre le bus. Il y a deux sortes de bus: 1ère et 2ème classe. J’avais l’intention de prendre un bus de 1ère classe, mais ils étaient déjà parti et j’avais pas envie d’attendre 2h pour prendre le suivant, alors je me suis rendu au bord de la route où passent les bus de 2ème classe. Pour savoir quel bus prendre, facile: c’est écrit au-sommet, et l’ayudante (l’aide) crie la destination aux endroits où les gens attendent le bus. Dans mon cas, l’ayudante crie tout le temps “Guate Guate Guate Guate”. Je dois prendre le bus qui va à Guatemala Ciudad, mais sortir un peu avant, à Chimaltenango et de là, prendre un bus pour Antigua. Je suis donc monter dans mon bus 2ème classe en pensant devoir faire 3h de bus debout mais, bonne surprise, le bus était presque vide. Le trajet s’est donc bien déroulé, j’ai joué à prendre des photos de 3 enfants qui étaient dans le bus, et ils étaient tout contents. Je suis arrivé à Antigua vers 13h, et une femme qui était dans le bus m’a spontanément proposé de me faire visiter un peu la ville. J’ai accepté et on s’est d’abord rendu au Cerro de la Cruz, histoire d’avoir une vue générale de Antigua, ville située au pied du volcan Agua, qui malheureusement était recouvert de nuages. Au Guatemala, pour voir des volcans sans nuages, il faut en général se lever tôt. Vers 10h, le sommet commence généralement à se boucher...Ensuite, on est redescendu en ville à la recherche d’un hôtel bon marché pour moi et Rapha, qui n’était pas encore arrivé. Il est difficile de trouver un hôtel libre à Antigua lors de Semana Santa, vu que les célébrations qui s’y déroulent sont les plus célèbres du Guatemala. Cependant, les touristes viennent surtout le jeudi, et donc vu qu’on ne restait qu’une nuit il y a avait encore des chambres libres et bon marché. Rapha est arrivé vers 17h, on est allé se balader un peu, manger puis, à 22h, dodo.


Jeudi, réveil à 7h, le temps était magnifique. Avant d’aller déjeûner, on a vite pris des photos du volcan Agua, pas complètement dégagé mais au moins on voyait le sommet. A 8h on est allé déjeûner et vers 8h45, quand on est sorti, le sommet du volcan était déjà bouché... Les célébrations de Semana Santa commencent le Jeudi saint, jour de la condamnation de Jésus. De jeudi à dimanche, deux ou trois processions par jour quittent une des nombreuses églises de Antigua et font un tour dans toute la ville avant de revenir à l’église. Une procession dure entre 6 et 8h. Elle se déroule ainsi: d’abord viennent des figurants qui jouent ce qui s’est passé le jour en question. Le jeudi, j’ai donc pu assister à la condamnation de Jésus, avec Pilate, les rabbins et l’autre condamné en même temps que Jésus, mais qui a été gracié. Ensuite viennent deux sortes de chars, portés par des fidèles. Le premier représente Jésus portant ou non la croix selon la procession, le deuxième est celui de la vierge. Avant le passage de la procession, les habitants de Antigua créent à même le sol les célèbres alfombras, des dessins faits de sciure, aiguilles de pins et autres matériels. Ces éphémères mais magnifiques dessins disparaissent au passage de la procession. Ensuite, vers 16h, on a pris le bus pour rentrer à Xela. A Chimaltenango, on a dû attendre assez longtemps pour enfin voir apparaître un bus 1ère classe. Normalement, dans un bus 1ère classe, tout le monde est assis. Ah oui, j’ai oublié de dire. Dans les bus 2ème classes les sièges ressemblent à des banquettes mais ne sont pas incomfortables. Par contre, il faut se serrer à 3 par banquettes, c’est ce qui m’est arrivé entre Chimaltenango et Antigua, heureusement que ça n’a duré que 30’. Le bus 1ère classe a de vrais sièges comfortables, mais ils étaient tous occupés, donc on a fait une partie du voyage debout, une partie seulement, heureusement...


Voilà, c’est tout pour le moment. Je suis assez fatigué, alors la suite au prochain épisode! Bye. Tchüss zämi!

Par Greg
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Lundi 16 avril 2007

14 avril


Aujourd’hui, grand jour: j’ai un moyen de locomotion: une bicyclette! Evidemment, rien à voir avec le pick-up de Beni, mais moi au moins je suis pas un Faulpilz:) Bon, vous pouvez commencer à parier sur le temps qui va s’écouler avant que je me la fasse piquer. Pourquoi tant de pessimisme? Et bien parce Rapha, l’autre suisse qui travaille avec Helvetas ProBosques, s’est fait piquer son vélo.... 1 jour après l’avoir acheté. Pas d’chance... Bon, faut dire qu’il a été un peu léger dans la sécurité: le cadenas, il ne l’a accroché qu’au vélo. Donc du coup il s’est fait voler cadenas et vélo. De toute façon, je ne pense utiliser mon vélo que pour faire des tours le weekend, donc le risque de se le faire chourraver est moindre. J’inaugurerai ma série de tours demain dimanche.


Je reprends le fil de l’histoire, nous sommes dimanche soir, le tour à vélo s’est très bien passé. Je me suis contenté de 2h30, pour la première fois, faut pas abuser. Cependant je suis satisfait parce que j’ai pas mal grimpé ce qui, étant donné le vélo que j’ai, n’est pas un mince exploit. Non non, mon vélo n’est pas pourrave, il est juste un peu lourd et certaines vitesses, les plus faciles, ne passent pas très bien. Je l'amènerai au garage prochainement. Je ne sais pas non plus combien de dénivelé j’ai fait, parce que les cartes topographiques suisses, on ne les trouve pas au Guatemala. J’ai deux types de cartes à disposition: le centre ville ou le pays entier. Entre les deux, nada. Merci mon guide pour inclure des cartes un peu plus détaillée. Bon, je crois qu’il existe des cartes au 1:50000 relativement bien faites, mais elles ne sont pas disponibles dans les commerces... heureusement, dans le bureau il y a tout, je vais contrôler demain:)


La vie à Olintepeque se déroule bien. La famille qui me loue la chambre est très aimable et je passe pas mal de temps avec eux. Ma chambre possède tout ce dont j’ai besoin, j’ai complété mon équipement aujourd’hui en achetant un petit tapis, un chauffe-eau pour boire du thé et une bougie. Il n’y a l’eau courante qu’entre 6h et 14h, ça ne me dérange pas trop vu que j’ai l’habitude de me doucher le matin. Par contre si je fais du sport, mieux vaut le faire le matin aussi... Il n’y a pas de machine à laver, donc le but est de tenir le plus longtemps avec les mêmes habits, et ensuite quand vraiment y’a plus moyen, tout le monde descend jusqu’à l’océan Pacifique pour se baigner et les laver. ... Mais non, on lave à la main, c’est tout simple. La Señora me les lave contre une maigre rétribution si je le désire. Hier je les ai lavé tout seul, à la roots, c’est agréable mais ça prend pas mal de temps.


De mercredi à vendredi, nous sommes allé à San Juan La Laguna, pour suivre un cours sur la résolution des conflits. Ce village se situe au bord du lac Atitlan, qui passe pour être un des plus beaux lacs du monde. Il est magnifique, c’est certain, entouré par trois volcans. Comme San Juan est un peu excentré, je n’ai malheureusement pas pu profiter de la vue la plus “ touristique ”, mais je reviendrai prochainement sur le site. En plus le cours était assez intensif donc peu de temps libre... En plus, le jeudi, j’ai eu droit à la vengeance de Moctezuma. Moctezuma est le dernier empereur Mexica, ou Azteca comme on dit de nos jours. Il a été renversé par les espagnols qui se sont traîtreusement emparés de Teothiucan (qui s’écrit différemment mais je sais plus comment), devenue par la suite Mexico City. Bref, la vengeance de Moctezuma c’est le mal qui touche la majorité d’étrangers qui viennent dans la région: la chiasse. Pour moi, ça a duré toute la nuit: lit-wc-lit-wc-lit-... et une bonne partie du jeudi... Heureusement c’est parti assez vite. Je sais pas pour quelle raison j’ai chopé ça, j’espère que ce sera tout pour l’année.


A part ça, il me semble que j’ai trouvé deux bons indicateurs pour déterminer si on se trouve dans un pays en voie de développement ou non: les chiens errants et les ordures. Là où on trouve les deux abandonnés un peu partout dans le paysage, on est dans un pays en voie de développement. Ici, c’est flagrant: les ordures sont partout, et les gens jettent leurs déchets n’importe où: dans le ruisseau, par la fenêtre du bus, dans la rue, ... Les chiens errants, ils donnent chaque nuit un concert d’aboiements, parfois proche de ma maison, parfois plus loin, mais on les entend toujours. Vivement qu’il pleuve, ça devrait les calmer.


Demain, le travail sérieux commence. On va faire un plan de travail mensuel et définir l’objectif annuel. Enfin de l’action!!

Par Greg
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Lundi 23 avril 2007

Olintepeque, 22 avril


Enfin, mon plan de travail jusqu’au mois de décembre est défini, je peux donc suivre un fil conducteur dans l’élaboration de mon programme hebdomadaire. Il y a pas mal de boulot... mais c’est super intéressant, donc je crois que le temps va passer très vite d’ici à décembre. Pourquoi décembre, vu que je reste au Guatemala jusqu’en avril 08? Tout simplement par mesure de précaution: si je devais prendre du retard, j’aurais 3 mois de plus pour le rattraper. Et si je n’ai pas de retard, je serai en vacances entre janvier et avril :) non, je rigole, il y a d’autres travaux que je pourrais réaliser.


Les semaines de travail sont relativement courtes ces temps-ci: il y deux semaines, cours de résolution des conflits entre mercredi et vendredi. La semaine passée, cours sur les “genres” (hommes/femmes) entre jeudi et vendredi. Cette semaine, l’ambassadeur de suisse vient visiter notre projet jeudi et vendredi... Bon, j’imagine que c’est un concours de circonstances et que la semaine prochaine sera normale. Je ne me plains pas: les cours sont très intéressants, et ça me permet de découvrir des nouveaux endroits, et en plus on est toujours très bien logés. La semaine passée, par exemple, nous sommes allés à Chichicastenango, village réputé pour son marché qui a lieu les jeudi et dimanche. Nous sommes arrivés le matin et avons brièvement vu le marché avant le début du cours. J’y suis retourné le soir, la plupart des étalages étaient déjà rangés, mais pas tous, et j’ai pu me rendre compte de la taille du marché, vraiment énorme. J’ai profité pour acheter deux toiles colorées, qui me servent de rideaux.


Pour l’anecdote, jeudi matin nous avons déjeuné à l’hôtel, et à la table voisine déjeunait le général Rios Montt, “condamné par la communauté internationale pour sa répression féroce de la guérilla” (selon mon guide), mais les massacres qu’il a ordonné ont surtout frappés les mayas innocents, accusés souvent à tort de protéger la guérilla. Tout cela ce passe surtout entre 1970 et 1980. Bref, Rios Montt est une ordure, l’Espagne demande son extradition puisque, sous ses ordres, plusieurs personnes ont été brûlées vivantes à l’ambassade d’Espagne. Voilà donc qui était mon voisin de table.


Si on continue avec les anecdotes, je peux vous raconter ce qui m’est arrivé à Antigua, il y 3 semaines. Je voulais retirer de l’argent, des Quetzals (monnaie du pays), à un bancomat. Quand la machine m’a demandé d’introduire le montant, j’ai écrit, tout à fait innocemment, 1’000’000. La machine m’a répondu que cela n’était pas possible. J’ai donc recommencé en écrivant 500’000, et la machine m’a répondu la même chose. C’est alors que j’ai eu le déclic. 1’000’000 de Quetzales valent environ 150’000 francs suisses... et 500’000 Q sont 90’000 CHF. Pas étonnant que le bancomat ne voulait rien me donner! Le problème, c’est que j’avais en tête les pesos colombiens. 1’000’000 de pesos = 500 CHF environ. Petite différence. Bref, finalement j’ai demandé 1000 Q et je les ai reçu sans problème.


Dernière anecdote: hier j’ai mangé de la tresse au petit-déj’! Et oui, il y a à Xela un “ Café Berna ”, et ils font de la tresse, comme en Suisse:) Je mange plutôt des céréales le matin, mais je pense que de temps en temps une petite tresse me fera le plus grand bien! Il paraît qu’il y a aussi un restaurant qui fait de la cuisine suisse, mais celui-là je ne l’ai pas encore trouvé. Cependant je vais y aller un jour pour tester la fondue. J’en avais déjà mangé une en Colombie dans le “ Chalet suizo ”, elle était pas mauvaise mais malheureusement le pain n’était de loin pas à la hauteur: c’était un pain de baguette bon marché, rien à voir avec le pain blanc ou mi-blanc d’Helvétie.


Quoi d’autre? Aujourd’hui (dimanche) j’ai fait mon premier grand tour à vélo: 5h entre 2300 et 3000 m, j’étais assez cuit à la fin, surtout que mon vélo pèse 3 tonnes, mais bon, on s’habitue à tout. Si ça se trouve, je serai prêt pour faire la Cristalp:) J’ai enfin trouvé des cartes potables au 1:50000, certaines proviennent des Etats-Unis, les autres sont celles de l’armée guatémaltèque, on les a au bureau. Pour le simple touriste, pas d’chance, il n’y a PAS de cartes. La semaine prochaine, je vais peut-être escalader un volcan avec Rapha.


Pour finir, parlons du temps. Il fait très chaud ici la journée, presque 30 degrés! C’est pas normal... heureusement la nuit il fait frais, et heureusement encore l’hiver arrive bientôt, avec des températures plus fraîches et plus de pluie. Faut dire que ça fait presque 3 semaines que pas une goutte d’eau n’est tombée... on se croirait presque en Valais... Le pire c’est qu’il y a de plus en plus de mouches. Dans la cuisine, c’est l’enfer. Dans ma chambre, heureusement, il n’y en a jamais plus de 2-3.



Par Greg
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Dimanche 29 avril 2007

Sur le toit de l’Amérique Centrale 28 avril


Retour sur une semaine chargée, mais fortement intéressante.


Pour comprendre ce qui suit, je vais décrire un peu en quoi consiste mon travail. L’objectif principal est la valorisation des services environnementaux dans 4 forêts, réparties en deux municipalités: Olintepeque (1 forêt) et San Carlos Sija (3 forêts). Que sont les services environnementaux? Il s’agit de tous les avantages non tangibles qu’offre la forêt, comme par exemple la rétention ou purification de l’eau, la diminution de l’érosion, la séquestration du carbone ou encore la biodiversité, la valeur paysagère et bien d’autres... On oppose donc les services, non tangibles, aux biens, comme le bois de chauffage, d’industrie ou les produits forestiers non-ligneux (fruits, baies, champignons,...).


Très bien, j’espère que tout est clair jusqu’ici. Pourquoi valoriser les services environnementaux? Cela signifie donner une valeur économique à des services qui jusqu’à présent étaient le plus souvent considérés comme gratuits. Or non, ils non sont pas gratuits car ils dépendent de l’état de la forêt. Une forêt en bon état donne de bons services, par exemple de l’eau pure. Une forêt dégradée donne de mauvais services, par exemple une eau moins pure, voire non consommable. Et dans ce dernier cas, ce sont les consommateurs qui sont lésés. Or, qui maintient la forêt en bon état? Ce sont les forestiers qui travaillent dans les bureaux forestiers des municipalités. Et maintenir la forêt, ça coûte cher... Donc résultat: il est logique que les bénéficiaires des services environnementaux paient (paient tout court ou paient un peu plus) pour ces services, et que l’argent aille aux fournisseurs des services, donc dans mon exemple, aux bureaux forestiers.


J’espère avoir été assez clair dans ma brève description. Pour en revenir à mon travail et entrer plus dans les détails, mes tâches sont les suivantes: 1) identifier les services environnementaux fournis par chacune des forêts. 2) identifier les bénéficiaires et les “ fournisseurs ” (c’est-à-dire ceux qui veillent à ce que la forêt reste en bon état). 3) donner une valeur économique aux services fournis. 4) chercher, parmi les bénéficiaires, lesquels ont la capacité et la volonté de payer pour les services (le paiement peut s’effectuer soit avec de l’argent, soit avec des services, comme par exemple la construction d’une école, des cours ou d’autres choses) 5) se démerder pour que les paiements reçus soient bien répartis entre les fournisseurs.


Revenons à ma semaine. Le lundi, Martha (la technicienne forestière avec qui je travaille) m’a présenté le plan de gestion de la forêt de Olintepeque et du Cerro Sija, histoire de connaître un peu les caractéristiques importantes de ces forêts. Le mardi, promenade dans la forêt de Olintepeque, pour connaître un peu les arbres et se faire une première idée sur les services environnementaux qui pourraient être analysés. Bon, il y a un service passe-partout qu’on peut toujours utiliser, c’est celui de la séquestration du carbone, vu que chaque arbre sur cette planète en emmagasine. Sinon, il y a une zone fortement érodée, et là on pourrait envisager un service de protection contre l’érosion. Le problème principale de cette forêt (et de la majorité des forêts dans ce pays) est l’extraction illégale de bois de chauffage, raison pour laquelle la forêt est jeune (les vieux arbres ont été abattus) et peu dense par endroits.


Le mercredi nous sommes allés voir la forêt de Colojites, située sur la commune de Sija. Là, les services rendus par la forêt pourraient être l’approvisionnement en eau (des sources y naissent) et l’écotourisme (site de promenade magnifique). Comme pour la forêt de Olintepeque, la forêt naturelle est surtout composée de chênes, et des pins ont été plantés sur la crête.


Le jeudi, direction la forêt du Cerro Sija, située exactement au-dessus du village de Sija. Comme les habitants de Sija ont en moyenne plus de ressources, ils se chauffent au gaz ou à l’électricité, et il n’y a presque pas d’extraction illégale de bois. Pour cette raison, la forêt naturelle de chênes est ancienne et composée d’arbres atteignant 30 mètres de hauteur, ce qui est très rare dans les autres forêts que j’ai visitées. Une autre zone est composée d’une plantation de pins. Les services fournis par cette forêt sont: écotourisme et surtout approvisionnement en eau, puisque presque toute l’eau utilisée dans le village de Sija est captée dans le Cerro Sija.


Très bien, voilà les activités réalisées de lundi à jeudi. Ah, j’allais oublier: le mercredi soir, mes collègues de travail Martha, Muci (abréviation de Ixumané) et Pedro m’ont invité à un souper de bienvenue. Nous sommes allé manger italien, et ce souper restera longtemps dans la mémoire collective du groupe:) En effet, il y avait le choix des tailles de pizzas: petit, moyen ou grand. Comme j’avais faim, que ça faisait longtemps que je n’avais pas mangé de pizzas et que la pizza moyenne que mangeait mon voisin de table me paraissait un poil trop petite, j’ai commandé une pizza “ disco volante ” grande. Quand j’ai reçu ma pizza, j’ai eu un choc! (la photo est assez claire). D’abord, l’envergure de la pizza: 40 cm de diamètre. Ensuite, la forme: une soucoupe volante! Eh oui, quand j’ai commandé la pizza, je n’ai regardé que les ingrédients, sans faire attention au nom. Disco volante signifie soucoupe volante... Bon, heureusement j’avais vraiment faim, et les 90% de la pizza y sont passés, mais à mon grand désarroi j’ai dû laisser en vie les 10% restant:)


Revenons au jeudi: à 18h, on a eu la visite de deux pointures: messieurs Kurt, directeur de Helvetas Guatemala, et Jean-Pierre, ambassadeur de Suisse au Guatemala! (laissons de côté les noms de famille). Ils sont venus jeudi soir pour inaugurer une exposition de peinture organisée par Helvetas. La soirée s’est bien déroulée, avec musique, bla-bla et apéro. J’ai pu discuter un peu avec l’ambassadeur, avec Kurt, et ensuite, avec mes collaborateurs, on est allé mangé indien. Après l’Italie, l’Inde passe bien:)


Le vendredi fut une journée chargée en compagnie de l’ambassadeur et de Kurt. Au programme: visite au maire de Sija, puis promenade dans la forêt et présentation du projet ProBosques (celui dans lequel je travaille). Après un bon repas (du Guatemala), départ pour le village de San Mateo, pour l’inauguration du nouveau bureau forestier. Au programme, musique (hymnes nationaux), bla-bla, photos, coupure du ruban et apéro:) Puis les deux pointures sont repartis pour la capitale, sous escorte policière pour leur ouvrir la route: c’est cool d’être ambassadeur!


Pour info, l’instrument de musique national du Guatemala s’appelle “ marimba ”, ça ressemble à un xylophone et ça produit un joli son.


Retour au récit. Le vendredi soir, je me suis rendu à San Marcos, ville située à 1h de Xela, en direction du Mexique. Pour quelle raison? Et bien parce qu’aujourd’hui, samedi, je me suis rendu sur le toit de l’Amérique centrale en compagnie de Rapha, l’autre stagiaire suisse. Le toit de l’Amérique centrale, c’est le Tajamulco, 4220 m. Un volcan, évidemment. Le départ de l’ascension se situe à environ 1h de San Marcos, raison pour laquelle j’y ai passé la nuit, vu qu’on a quitté la ville à 5h du mat’. On a commencé a grimpé vers 6h et on est arrivé au sommet à 9h, ascension facile, sans aucune difficulté, sauf peut-être le manque de souffle proche du sommet. Au Guatemala, la règle d’or pour profiter du ciel bleu, c’est de se lever tôt. En général, jusqu’à 12h, le ciel est bien dégagé, mais ensuite il se couvre de nuages, et cela est d’autant plus vrai que la saison des pluies approche, comme c’est le cas en ce moment. Ainsi on a pu profiter du soleil et d’un ciel bleu, mais malheureusement, comme il y avait de la brume, le panorama était réduit à une cinquantaine de kilomètres.


J’écris ces lignes le samedi soir, et suis assez fatigué. J’ai besoin de deux choses: une douche et du repos. Comme il n’y a pas d’eau entre 14h et 6h, je suis forcé de prendre directement la deuxième option: le repos. Heureusement que je dors seul, parce que sous les bras ça sent pas la lavande:)

Par Greg
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