Mercredi 13 février 2008

800px-HDImap2008-2007.png Tiré de Wikipedia:

L'indice de développement humain ou IDH est un indice statistique composite, créé par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en 1990 évaluant le niveau de développement humain des pays du monde.

Le concept du développement humain est plus large que ce qu'en décrit l'IDH qui n'en est qu'un indicateur, créé par le PNUD pour évaluer ce qui n'était mesuré auparavant qu'avec imprécision. L'indicateur précédent utilisé, le PIB par habitant, ne donne pas d'information sur le bien-être individuel ou collectif, mais n'évalue que la production économique. Il présente des écarts qui peuvent être très importants avec l'IDH.

L'IDH est un indice composite, sans unité, compris entre 0 (exécrable) et 1 (excellent), calculé par la moyenne de trois indices quantifiant respectivement:

  • la santé /longévité (mesurées par l'espérance de vie à la naissance), qui permet de mesurer indirectement la satisfaction des besoins matériels essentiels tels que l'accès à une alimentation saine, à l'eau potable, à un logement décent, à une bonne hygiène et aux soins médicaux. En 2002, la Division de la population des Nations Unies a pris en compte dans son estimation les impacts démographiques de la pandémie du sida pour 53 pays, contre 45 en 2000.

  • le savoir ou niveau d'éducation. Il est mesuré par le taux d'alphabétisation des adultes (pourcentage des 15 ans et plus sachant écrire et comprendre aisément un texte court et simple traitant de la vie quotidienne) et le taux brut de scolarisation (mesure combinée des taux pour le primaire, le secondaire et le supérieur). Il traduit la satisfaction des besoins immatériels tels que la capacité à participer aux prises de décision sur le lieu de travail ou dans la société ;

  • le niveau de vie (logarithme du produit intérieur brut par habitant en parité de pouvoir d'achat), afin d'englober les éléments de la qualité de vie qui ne sont pas décrits par les deux premiers indices tels que la mobilité ou l'accès à la culture.

 


Le Guatemala est le pays dont l'IDH est le plus bas d'Amérique latine. Ce qui est intéressant avec cet indice, c'est qu'il montre qu'il ne faut pas forcément être un pays riche pour avoir une qualité de vie satisfaisante, or le Guatemala en est loin... Le problème de ce pays, ou un de ses problèmes, c'est l'émigration aux Etats-Unis. Là-bas, même un travail "de merde" est bien mieux payé qu'au Guatemala, et chaque mois des millions de dollars sont envoyés par les émigrés à leurs familles.

Cela pose plusieurs problèmes: premièrement, comme souvent ce sont les hommes qui émigrent, les femmes restent seules avec leurs 4-5 enfants, et doivent se substituer au père absent. D'ailleurs cette absence, si elle se prolonge au-delà d'une année, conduit souvent à la désintégration du noyau familial. Les femmes trouvent un amant, puis lorsque leurs maris rentrent ou sont expulsés des States (plus de 20'000 l'année passée), ils trouvent un monde très différent de celui qu'ils avaient quitté.

Deuxièmement, les enfants sont habitués à recevoir de l'argent de leur papa, et beaucoup ne veulent pas étudier. Pour eux, l'argent tombe littéralement du ciel. Une fois que la manne financière s'épuise, ils sont livrés à eux-mêmes et se réfugient soit dans les drogues, soit dans la délinquance.

Finalement, cet apport d'argent extérieur ne fait pas avancer le pays. On ressent un certain immobilisme et un manque de créativité au Guatemala. Les ladinos (métis) reçoivent l'argent de l'extérieur, et les mayas sont plutôt réfractaires au changement, alors comment voulez-vous évoluer?

 

D'ailleurs cette dernière phrase me pousse à une réflexion provocatrice que je me suis faite plusieurs fois: y aurait-il un lien entre la quantité d'indigènes d'un pays et son développement? Ce que je veux dire par là, c'est que si on regarde les deux pays d'Amérique latine ayant la plus forte population indigène, la Bolivie et le Guatemala, on constate que ces deux pays sont extrêmement pauvres et occupent les deux dernières places de l'IDH en Amérique latine.

Pourquoi le Guatemala et le Costa Rica, deux pays d'Amérique centrale peu éloignés l'un de l'autre, ont-ils un IDH si différent? Au Costa Rica, les indigènes n'existent presque plus, et les rares encore présent sont parqués dans des sortes de réserves. Vous ne verrez aucune brochure touristique de ce pays mettant en avant les peuples indigènes. Ces derniers sont pour ainsi dire inexistant. Or le pays est le plus touristique d'Amérique centrale, voire latine en tenant compte de sa taille. Le Guatemala, c'est le contraire. L'héritage maya est bien présent, plus de la moitié de la population appartenant à cette ethnie, et les brochures vantent – avec raison – cette situation. Pourtant, le tourisme a de la peine à décoller. Je n'ai pas les chiffres en tête, mais ils sont assez bas.

Je suis relativement sûr, sans être raciste, que l'importante communauté maya joue un rôle dans le faible développement du pays, pour la raison suivante: depuis l'arrivée des colons, les mayas ont été trompés par les blancs. Quelques 500 ans de persécution laissent des traces indélébiles, et à présent, toujours selon moi, les mayas se méfient – instinctivement – des blancs, c'est-à-dire du gouvernement, de l'administration, des institutions. Ils ne participent pas, n'ont pas confiance, et si le 50% de la population d'un pays n'a pas confiance en ses institutions, alors ce pays ne peut pas se développer, ou alors très lentement... Je suppose que c'est pareil en Bolivie.

Je les comprends, je comprends leur méfiance, je sais qu'ils ont souffert, et qu'ils souffrent encore aujourd'hui. Cependant, petit à petit, ils reprennent confiance, mais c'est un processus lent, très lent, et c'est pour cette raison que je ne vois pas d'amélioration à court terme, ni à moyen terme, pour le Guatemala. C'est bien triste de penser qu'un pays qui a la chance de posséder une culture vivante telle celle des mayas soit si pauvre, alors que d'autres pays dans lesquels les populations indigènes ont été exterminées (Costa Rica) ou réduites à l'état de reliques (Colombie, Brésil,...) jouissent d'un fort développement et d'une qualité de vie pas si mauvaise (selon l'IDH).

Et à part ça, j'ai appris il y a deux jours que le nouveau président du Guatemala est le deuxième président le mieux payé du continent américain, juste derrière Georges – le pantin – Bush. Ce dernier gagne dans les 33'000 US$/mois, et Alvaro Colom gagne 18'000 US$/mois. Il est beau le paradoxe: le deuxième président le mieux payé d'Amérique est celui du pays le plus pauvre (selon l'IDH) d'Amérique...

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Un autre indice – c'est la saison – est paru en début d'année: l'Index de Performance Environnementale.

La Suisse arrive en tête de liste des pays classés suivant leur performance environnementale selon l’Index de Performance Environnementale 2008 (IPE) crée par une équipe d’experts environnementaux aux Universités Yale et Columbia.

L’IPE 2008, paru lors du Forum Economique Mondial à Davos, classe 149 pays suivant 25 indicateurs regroupés en six catégories de mesure : Santé Environnementale, Pollution de l’Air, Ressources en Eau, Biodiversité et Habitat, Ressources Naturelles et Changement Climatique. L’IPE identifie des objectifs reconnus de performance environnementale et permet de mesurer l’avancée de chaque pays suivant ces objectifs. L’Index met en place un outil efficace pour améliorer les décisions environnementales qui doivent s’appuyer davantage sur des bases scientifiques.

L’IPE 2008 classe la Suède, la Norvège, la Finlande et le Costa Rica de la deuxième à la cinquième place respectivement. Le Mali, la Mauritanie, la Sierra Leone, l’Angola et le Niger occupent le bas du classement. Le Guatemala est à la 69ème place.

En analysant les différents critères conduisant à ce classement, il apparaît que la richesse d’un pays est l’élément majeur de réussite dans le domaine environnemental. Cependant, à tous les stades de développement, quelques pays obtiennent de bien meilleurs résultats que leurs pairs (pays ayant la même situation géographique ou économique). Cela montre que les choix de politique environnementale affectent également les performances. Par exemple, le Costa Rica (5ème), connu pour son implication majeure dans le domaine environnemental, devance largement son voisin, le Nicaragua (77ème). L’histoire du Nicaragua, entachée par une mauvaise politique, une forte corruption, de violents conflits et des budgets alloués au secteur militaire au détriment d’infrastructures environnementales, explique sans aucun doute cet écart.

Les pays les mieux classés ont tous investi dans des installations de contrôle de l’air et de l’eau, ainsi que dans d’autres infrastructures environnementales. Ils ont également adopté des mesures pour atténuer les dommages environnementaux liés aux activités économiques. Le bas du classement représente typiquement les pays à faible régime politique qui n'ont pas ou très peu investi dans la santé publique environnementale.

L’intégrale du texte IPE 2008 et son résumé sont disponibles sur: http://epi.yale.edu

 

La bonne surprise, outre la première place de mon pays adoré, est de voir la Colombie en 9ème position, juste devant qui? devant la France, eh oui... comme quoi même si le monde entier n'y voit que Farc et cocaïne, la Colombie prouve qu'elle sait gérer son environnement, mieux que de nombreux pays d'Europe et d'Amérique du Nord qui se présentent volontiers comme donneurs de leçon (Allemagne) et ça, ça me fait vachement plaisir.

Par Greg
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Mardi 12 février 2008


plui.jpg Hier soir, une agréable quiétude s'est installée en moi. Alors que je rentrai du travail il a commencé, pour la première fois depuis bien longtemps, à pleuvoir. J'adore la pluie, j'adore la musique de la Nature, composée également de la neige qui tombe et du vent dans les arbres, mais aussi du ressac sur la plage ou encore des oiseaux dans un bois. Tous ces sons – j'allais dire "ces bruits", honte sur moi – me tranquillisent, me calment mieux que n'importe quelle chanson.

 

J'avais l'impression que ces quelques gouttes détenaient le pouvoir de rendre le monde silencieux, ce monde normalement si bruyant, avec ces aboiements de chiens, cette musique du voisin ou ces cris dans la rue. Un instant, tout semblait figé. Seule la symphonie pluviale se laissait entendre, et même mieux, elle pénétrait en moi et m'inondait de sa bienfaisante tranquillité.

 

Je me suis senti bien... tout simplement.

 

Par Greg
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Samedi 9 février 2008
CIMG0807.JPG Mes braves chaussures de marche, la droite surtout, commencent à tirer la gueule. Il faut dire que je n'ai jamais autant voyagé et marché qu'avec elles!

Résumons: elles ont - entres autres - tâté du 4000  en Suisse, des kilomètres et des kilomètres de chemins et autres via ferrata dans le même pays, la plus grande île de sable du monde au large de l'Australie, le páramo en Colombie et en Equateur, atteint environ 5200 mètres dans ce dernier pays, foulé le sommet du plus haut volcan d'Amérique centrale au Guatemala, escaladé les flanc d'un volcan actif, et tout ça lors de 4-5 dernières années.

Elles tiendront encore jusqu'à fin avril, et quelques promenades en Colombie, mais elles ne rentreront pas avec moi dans l'avion...

Paix à leurs âmes :)

Par Greg
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Lundi 4 février 2008

CIMG0803.JPG Samedi passé, je suis parti à l'assaut du Santiaguito, un volcan actif proche de Xela. Ça faisait un moment que je voulais y aller, et ceux qui me connaissent savent que je déteste faire en deux jours ce qui peut être réalisé en une journée, or toutes les agences de Xela emmènent les touristes au Santiaguito sur deux jours.

 

Ma première "rencontre" avec le Santiaguito a eu lieu peu après mon arrivée au Guatemala, alors que j'avais réalisé l'ascension du volcan Santa Maria de nuit. Du sommet, on jouit d'une belle vue sur ce jeune volcan actif.

 

Ma deuxième approche s'est soldée par une errance dans la forêt, totalement perdu, sans avoir rien vu.

 

Enfin ma troisième approche fût la bonne. Un collaborateur de Helvetas à San Marcos – Juan José – m'avait proposé, il y a longtemps, d'aller au Santiaguito, mais cette offre est restée sans suite jusqu'à jeudi passé, moment qu'il choisit pour m'appeler, enfin, et me proposer d'y aller. On ne refuse pas une offre pareil!

 

Nous sommes donc partis samedi matin à 5h, Juan José, ses deux enfants, Manuel, un ami de Juan José qui marche beaucoup et donc connaît la région comme sa poche, et moi. Après environ une heure de voiture, nous avons commencé à marcher. Nous avons rapidement vu le Santiaguito, dont la partie active se situe à l'est. A l'ouest, mais à quelques dizaines ou centaines de mètres seulement, on trouve deux ou trois volcans éteint. Le chemin n'est pas super bien marqué, mais on le devine, au moins jusqu'au premier mirador. De là, l'ancien chemin qui descendait tranquillement jusqu'à la plaine au pied du Santiaguito a été totalement emporté par un énorme glissement de terrain dû à Stan, la tempête qui avait durement touché le Guatemala il y a 6 ans (je crois). Donc il a fallu emprunté un autre chemin, bien moins tranquille, plus raide, moins marqué, plus difficile, moins emprunté, bref... c'était l'aventure. Finalement on a atteint une rivière, et comme les rivières sont les autoroutes de la jungle, on l'a gentiment suivie jusqu'à arriver à la grande plaine.

 

Après une pause petit-déj', on a attaqué l'ascension vers "El brujo" (le sorcier), un point de vue sûr, situé à une centaine de mètres du cratère. Soyons clairs, personne ne va jusqu'au cratère, sous peine de finir grillé. Les agences amènent les touristes un peu plus proche, à une cinquantaine de mètres, mais le meilleur point de vue est celui d'El brujo, donc on s'est économisé deux heures de marche supplémentaire en terrain difficile.

 

C'était vraiment impressionant: la montagne est vivante. Des roches gros comme une télévision roulent continuellement le long du Santiaguito en faisant un bruit de tous les diables, mus par les secousses fréquentes – je suppose, parce qu'on ne sent rien depuis El brujo – du volcan actif. Ensuite, assez régulièrement, le volcan crache un énorme nuage de cendres en faisant un bruit du tonnerre, et peu après ces cendres nous retombent dessus, comme un pluie légère. Depuis le Santa Maria aussi il y a de fréquents éboulements. Enfin, le paysage que l'on peut admirer depuis El brujo est splendide: tout la partie sud du Guatemala, jusqu'à l'océan Pacifique. Par contre il faut arriver tôt, parce que dès 10h, inévitablement, les nuages et le brouillard font leur apparition... C'est l'unique avantage d'y rester deux jours: profiter longuement du beau temps matinal.

 

Après une heures sur El brujo, nous avons attaqué la descente, et le retour. Il était midi, et Juan José et ses enfants étaient un peu fatigué. La montée vers la voiture fut rude pour eux... finalement nous sommes arrivés à 18h, crevés mais heureux, en sueur, et tous blancs de cendres :)

Par Greg
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Vendredi 1 février 2008

eee.jpg Avis à tous ceux qui cherchent un portable pas cher et d'excellente qualité: le eee pc est fait pour vous! Moins de 300 euros (450 CHF), petit, léger, wifi intégré, distribution Linux (quelle chance, on échappe à l'ex-empire Bill Gates), 3 heures d'autonomie, et j'en passe...

 

Jamais l'ordinateur portable n'avait aussi bien porté son nom!

Par Greg
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Mercredi 30 janvier 2008
chiffres-copie-1.gif 4. L'heure à laquelle se lèvent certains gosses de la banlieue de Guatemala City de 7 à 10 ans pour arriver à l'heure à l'école, tous les jours de la semaine, à cause des bouchons qui se forment dès 5h30 dans la capitale.

170. Le nombre d'homicides au Guatemala, 13 jours après la prise de pouvoir du nouveau président. Plus de la moitié dans la capitale...

2069. Le nombre de lecteurs qui sont venus lire mes articles durant la première année de vie de mon blog (même si je n'ai commencé à écrire qu'en  mars). Merci à  tous et toutes!
Par Greg
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Mardi 29 janvier 2008
Plus rare que le quetzal, je vous présente... le feu pour piétons.  Plus de 10 mois au Guatemala, je n'en ai vu qu'un seul...

feu.JPG
Par Greg
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Lundi 28 janvier 2008

CIMG0762.JPG Hier, je suis allé – enfin – faire un peu d'escalade. Au moins je peux justifier le fait de m'être fait acheminer les chaussures d'escalade :P

 

Je suis allé avec une agence de Xela qui s'appelle Quetzaltrekkers. Il s'agit de la seule agence à but non lucratif de la région, voire du pays, ce qui veut dire que tout l'argent est reversé à une organisation qui s'appelle "Escuela de la Calle", et qui fait entre autre des activités de protection des enfants en risque de se retrouver à la rue au travers de programmes d'éducation, d'assistance médicale et de soutien.

 

Tous les guides de Quetzaltrekkers sont bénévoles, et si j'avais dû choisir un travail volontaire parmi la centaine de possibilités dans la région de Xela, j'aurais pris celle-là. Les volontaires doivent rester au minimum 3 mois, savoir marcher et gérer un groupe, ce sont à peu près les seules exigences. Le principe est tout simplement fantastique, et simple comme bonjour: les anciens guides forment les nouveaux, qui plus tard formeront les nouveaux, et ainsi de suite, et ça marche, depuis plus de 13 ans! Actuellement, le guide qui a le plus de bouteille est là depuis 5 mois, et va bientôt partir. En tout cas, aucun risque de pénurie de guides, avec la quantité d'étrangers qui viennent à Xela pour faire un travail volontaire.

 

Nous sommes donc partis dimanche matin pour une journée de grimpe à 20' de Xela. Il y avait 3 guides et le client – moi :) 2 guides avaient déjà pas mal d'expérience, et le troisième venait d'arriver, c'était un canadien de la banlieue de Montréal, en route – très tranquillement – pour l'Australie.

 

Le site s'appelle Cerro Quemado, c'est un très vieux volcan, éteint depuis longtemps. Ça n'a pas trop la forme d'un volcan, c'est plutôt un gros champ de lave avec quelques parois idéales pour se faire le plein d'acide lactique.

 

J'ai été assez vite daubé (cuit), et mes doigts vont garder des marques de cette journée pour les jours à venir... Je connais trois types de roches pour faire de l'escalade: le calcaire, le granite, et le volcanique. Le calcaire, c'est le bonheur! Une roche tendre, claire, douce au toucher comme le corps d'une femme (toutes proportions gardées), bref, c'est un plaisir de grimper sur du calcaire. Ensuite il y a le granite, plus dur, plus froid, mais ferme, pas trop traître. Enfin, il y a le volcanique, et là, attention faux pas! Les rares prises sont une agression constante, coupante, ce type de roche exige de monter rapidement et sans glisser, sous peine de laisser des lambeaux de peau accrochés ci et là. Évidemment, ça n'a pas manqué, j'avais les doigts en sang dès la moitié de la première montée, mais bon, vu qu'ils étaient en même temps gelés (on se les pelait...) ça m'a pas trop fait souffrir :)

 

Finalement, ce fût une bonne journée, c'est toujours agréable de se retrouver dans la nature. Par contre inutile de me demander quel était le niveau des voies, vu que premièrement il n'y a pas de topo, et deuxièmement, c'est la cotation américaine par ici, soit du 5.7 au 5.15.

 

A bientôt pour de nouvelles aventures!

Par Greg
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Vendredi 25 janvier 2008

Iceberg_UniversityCorporationforAtmosphericResearch_PhotobyJamesHannigan.jpg

Vous connaissez le "tourisme climatique"? C'est nouveau, ça vient de sortir, et ça sent le bon filon...

 

Tiré de Tierramérica:

 

Dépêchez-vous! Il faut aller voir les ours polaires de l'Arctique, les glaciers de l'Antarctique et les petites îles du Pacifique avant qu'ils disparaissent à jamais à cause du réchauffement climatique.

Les catastrophes environnementales constituent une nouvelle source de revenus pour les agences de voyages qui offrent le "tourisme climatique": allez voir l'île paradisiaque de Tuvalu, qui sera engloutie par les eaux de l'océan Pacifique dans les prochaines 30 à 50 années, et le Pôle Nord avant qu'il perde sa glace et ses ours polaires.

Des centaines de sites naturels et historiques irremplaçables sont en danger, comme les antiques ruines de Thaïlande, les récifs de corail au Bélize, des petites mosquées du XIIIème siècle dans le Sahara ou la région florale du Cap, en Afrique du Sud, selon une étude de l'UNESCO.

Il y a aussi un désir fort, et peut-être pervers, chez beaucoup de personnes prêtes à voyager pour voir les dernières raretés: les derniers tigres ou un glacier qui fond à un rythme accéléré.

Pour cette raison, les scientifiques sont devenus réticents à partager leurs informations sur ces espèces, également pour empêcher que les collectionneurs ramassent des objets ou des plantes et les revendent sur Internet, comme l'a dit à Tierramérica le biologiste Franck Courchamp.

Pourtant les touristes s'aventurent toujours plus loin. L'écotourisme et le tourisme naturel – qui inclura le "tourisme climatique" – a une croissance presque trois fois plus rapide que l'industrie en général, selon le calcul de Ayako Ezaki, directrice de communications de la Société Internationale d'Ecotourisme, à Washington.

 

Personnellement, j'aimerais bien aller voir les neiges du Kilimandjaro, qui vont disparaître dans pas longtemps... Et vous?

Par Greg
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Vendredi 25 janvier 2008

doodle_flyer.gif Aujourd'hui, je vais vous présenter un petit programme très pratique pour organiser des rendez-vous avec plusieurs personnes. Prenons comme exemple un souper de classe d'anciens élèves: chacun a un travail différent et par conséquent a des horaires différents, donc le but est de trouver LA date qui convienne au plus grand nombre de personnes pour organiser ce souper. Comment? Le téléphone: fastidieux... Les courriels: encore plus fastidieux. La solution: Doodle! C'est un programme gratuit, disponible en pleins de langues, et qui rend l'organisation de tels rendez-vous extrêmement simple. Ça fonctionne comme ça: créez un calendrier (ou un liste de tâches à faire, ou ce que vous voulez) et envoyez le lien à tous vos amis. Ceux-ci peuvent y accéder et mettre un "ok" pour le ou les jours qui leur conviennent, et dès que tout le monde l'a fait, il suffit de regarder la date qui convient à la majorité. Un grand bravo et merci aux créateurs!

Par Greg
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